Quand les griffes de souliers répondent aux besoins spécifiques des femmes

En France, plus d’un million de femmes chaussent du 41 ou plus. C’est partant de ce constat qu’il y a un an, Mélissa Longlade a lancé Mélyade Paris. « Il fallait que je résolve un problème auquel je fais face depuis plusieurs années : trouver des chaussures grandes pointures tendances pour femmes. Je chausse du 44 et cela a toujours été compliqué de trouver des chaussures jolies, stylées et de qualité », explique la jeune femme diplômée en Management des PME et Entrepreneuriat.


Visuel de la collection Mélyade Paris - DR

C'est donc spécifiquement aux femmes dont la pointure oscille du 41 au 46 que la marque s'adresse avec des produits dans l’air du temps : bottines à talons, bottines plates ou mocassins. Car loin du design très médical des chaussures dédiées au confort et à des problématiques ciblées, Mélyade Paris, mais aussi Caroline Macaron ou encore Maison Baum ont choisi de répondre aux besoins de certains pieds féminins sans faire de concessions sur le style.  

Fabriquées au Portugal, les chaussures signées Mélyade Paris se positionnent sur le segment moyen-haut de gamme : les mocassins en cuir velours et doublure cuir qui se déclinent en noir ou rose sont par exemple vendus 260 euros. Actuellement à la recherche de partenaires distributeurs, Mélyade Paris est aujourd’hui disponible via son e-shop, au sein de l’incubateur parisien de créateurs de L' Atelier Meraki, ainsi que dans une boutique dédiée aux jeunes labels située rue Notre-Dame-de-Nazareth, dans le IIIe arrondissement parisien.

La marque de chaussures Caroline Macaron s’occupe pour sa part des femmes souffrant de l'hallux valgus. Cette déformation de l’avant du pied, plus communément appelée « oignons du pied », est due à une déviation de la base du gros orteil vers l'extérieur et concernerait pas moins de 30 % de la population française. Fondée en 2012 par de Catherine Lebée, ancienne ingénieure en informatique, et sa fille, Caroline Mikolajczyk, la marque Caroline Macaron propose exclusivement via son e-shop des escarpins (à partir de 199 euros), des souliers plats ou encore des sandales déclinées en un large panel de couleurs et adaptées à cette problématique. La particularité de ses chaussures ? Leur semelle environ 1,5 cm plus large que la moyenne des chaussures pour femmes et leur cuir particulièrement souple.


Sandales de la collection printemps-été 2019 de Caroline Macaron - DR

Caroline Macaron, qui ne communique pas son chiffre d'affaires, a choisi de confier la fabrication de ses souliers à l’usine Marco, un acteur historique de la chaussure basé à Pont-de-L’arche, dans l’Eure. A noter que tous les modèles signés Caroline Macaron portent le nom d’une douceur sucrée - Bavarois, Florentin ou Guimauve -, en hommage au père de Catherine Lebée, qui était pâtissier à Nantes.

Enfin, de son côté, Maison Baum se lance tout juste sur le segment de la chaussure confortable et plus précisément celui de l’escarpin. La très jeune griffe, qui revendique le statut de « première maison de talons hauts avec expertise médicale », propose ainsi des escarpins perchés sur des talons de 10 ou 7 cm, et promet le plus grand confort grâce à une semelle spéciale. Le secret ? Là où avec les talons la pression se concentre sur l’avant du pied, la semelle intérieure glissée dans l’escarpin permettrait de déplacer le poids vers l’arrière.

Derrière ces chaussures qui amélioreraient la posture et réduiraient de 50 % la pression exercée sur l’avant du pied, Christof Baum, un ingénieur chaussures allemand fils d’un orthopédiste, et Sophie Tréhoret, qui a officié pendant 10 ans comme directrice marketing de Repetto avant de naviguer comme consultante. Maison Baum, qui a choisi la fabrication portugaise, a développé deux modèles d’escarpins, Aphrodite et Ambrosia, déclinés en plusieurs coloris comme le fucshia, le nude ou le navy.


Visuel des escarpins Maison Baum - Instagram @maisonbaum

« Notre objectif est dans un premier temps de pouvoir satisfaire nos premières clientes et de très vite nous ouvrir au wholesale. Nous envisageons d'être présents dès le second semestre 2019 sur un salon parisien pour présenter notre concept aux revendeurs », indique Sophie Tréhoret. Soulignant qu'il a fallu quatre ans et 20 000 euros pour développer les moules des différentes semelles d’Ambrosia, l’escarpin aux talons de 10 cm, les fondateurs de Maison Baum ont donc décidé de faire appel au financement participatif pour assurer les premières précommandes et développer le moule de leur second modèle. Une campagne qui s’achève dans une semaine sur Ulule et devrait permettre de livrer les premiers modèles dès juillet pour 195 euros, contre un prix public final prévu de 265 euros. 

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