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Quels seront les premiers palaces français? Le suspense levé jeudi

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AFP
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4 mai 2011

PARIS, 4 mai 2011 (AFP) - Qui, parmi la quinzaine de candidats, aura le droit de faire partie du club très fermé des palaces français, distinction censée attirer la riche clientèle internationale? Le suspense sera levé jeudi avec l'annonce des premiers hôtels incarnant "l'excellence à la française".

Aucune liste de postulants n'a été diffusée par Atout France, l'organisme de promotion touristique qui recense les dossiers de candidature. Certains ont requis la discrétion, de peur de ne pas être retenus.

Jeudi, en milieu de journée, le jury chargé d'établir cette première liste officielle de palaces français annoncera les noms depuis le Pavillon Gabriel à Paris.

Dans un deuxième temps, il annoncera le nom du palace sur lequel sera apposée dans la foulée et pour la première fois la précieuse plaque, en présence du secrétaire d'Etat au Tourisme Frédéric Lefebvre.

Huit hôtels de luxe ont accepté de dire qu'ils étaient en lice: à Paris, Bristol, George V, Meurice, Plaza-Athénée et Ritz. En province, le Negresco à Nice, le Cheval Blanc à Courchevel et l'hôtel du Palais à Biarritz.

Certains ont choisi d'esquiver ce premier tour pour cause de travaux, comme l'Eden Roc à Antibes. Des 5 étoiles comme le Fouquet's à Paris ont refusé de postuler, de peur que le terme de palace ne fasse fuir la clientèle affaires.

L'enjeu est de distinguer des hôtels d'exception parmi les quelque 130 établissements 5 étoiles recensés actuellement, qui doivent passer à terme à 200.

Un chiffre beaucoup trop élevé, pour le directeur du Plaza-Athénée François Delahaye, qui juge la distinction "indispensable". M. Delahaye a co-écrit l'an dernier un rapport sur la création d'une distinction Palace, terme jusqu'alors utilisé par qui le voulait, faute de réglementation.

Il s'agit aussi de valoriser ces établissements sur la scène internationale où la concurrence est de plus en plus forte à l'étranger et en France, notamment à Paris.

Depuis l'an dernier, de nouveaux entrants ont montré leurs griffes, à commencer par le Shangri-La et le Royal Monceau à Paris, en attendant le Mandarin Oriental cette année et le Peninsula en 2012, tous gérés par des opérateurs asiatiques. Un hôtel de luxe verra aussi le jour à la Samaritaine, propriété du groupe LVMH.

L'an dernier, après l'annus horribilis 2009, c'est l'hôtellerie de luxe qui a boosté l'hôtellerie française, avec des hausses de fréquentation et de rentabilité bien supérieures aux autres catégories, grâce au retour de la clientèle étrangère.

Les candidats au titre de palace avaient jusqu'à fin décembre pour postuler. Ont suivi deux phases d'instruction, l'une menée par Atout France pour voir s'ils remplissaient des critères "objectifs" comme taille de chambre, activité depuis 24 mois minimum en cas de réfection totale de l'établissement, 30 en cas d'ouverture, équipe polyglotte, spa etc.

La deuxième a été conduite par le jury de dix membres, présidé par l'académicien Dominique Fernandez, qui devait juger de critères "subjectifs" comme le caractère exceptionnel de l'établissement dans son histoire ou son architecture, la rapidité et la permanence de son service, l'excellence de sa restauration ou l'exemplarité de sa démarche sociétale et environnementale.

Le nombre total de palaces - distinction attribuée pour cinq ans - sera scruté par les professionnels dont certains, comme le patron du Bristol Didier Le Calvez, trouvaient exagéré le potentiel de 20 palaces à terme en France.

Par Dominique AGEORGES

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