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Publié le
23 janv. 2020
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Quid de la mode et de la beauté du futur au dernier CES de Las Vegas ?

Publié le
23 janv. 2020

Las Vegas est une ville qui ne dort presque jamais, surtout du côté du Strip où se trouvent les grands casinos comme le Cesars Palace ou le Bellagio. Mais la cité américaine prend une toute autre allure quand vient l’heure du Consumer Electronics Show (7-10 janvier), la grand-messe de l'électronique qui se déroule chaque année entre le Las Vegas Convention Center et plusieurs autres localisations. Cette nouvelle édition, avec 170 000 visiteurs et 4 500 exposants, a une nouvelle fois démontré que pour découvrir les technologies de demain autour de la beauté, du textile du retail, c’est à Las Vegas qu’il fallait être.
 

Le concept de miroir de Hi Mirror - DR


Dans l’univers de la beauté, des entreprises ont présenté des technologies de miroirs connectés avec le taïwanais HiMirror. L’entreprise développe plusieurs gammes pour les particuliers et les professionnels comme l’a expliqué Allen Hisieh à FashionNetwork. Avec ces modèles "Entreprise Lite" et "Entreprise Pro", HiMirror décline des solutions pour les instituts de beauté aux Etats-Unis, à Taïwan et en Europe où la société possède des bureaux aux Pays-Bas.

“Notre technologie consiste à prendre une photo de la personne pour l’envoyer sur le Cloud et la comparer avec une base de données de 10 000 visages. Le résultat permet d’obtenir des informations sur les rides, les rougeurs, les points noirs, avec comme finalité la possibilité de proposer des soins adaptés”, explique-t-il. Sur son stand, HiMirror présentait ainsi des réponses avec des produits Elisabeth Arden. Des entreprises comme la coréenne DermaMirror ou CareOS présentaient des technologies similaires basées sur la reconnaissance faciale.

De son côté, la marque américaine Clartici s’appuie sur une autre technologie pour analyser la peau. Avec son produit phare, ICI, la marque utilise un scanner pour le visage que l’on applique directement sur la peau. “Notre appareil mesure le taux d’hydratation de la peau, son oxygénation. Cela permet de savoir quelle crème et quelle quantité mettre pour prendre soin de sa peau”, indique Anthony Crawford.

Chez La Luer, une marque fondée par Nicole Chau, Mira est un appareil intégrant six technologies “pour illuminer, hydrater et adoucir les ridules”. Pour ce faire. Mira utilise différentes technologies comme les spectres lumineux (rouge, bleu et vert) mais aussi les ultrasons.
 

Le concept de Nail pop a reçu un trophée décerné par le salon - DR


Nail Pop (CES Award) et O’2Nails ont montré des appareils à destination du grand public et des manucures pour personnaliser les ongles. Le coréen Nail Pop a fait le choix de créer une mini-imprimante qui permet d’avoir un vaste choix de stickers qui sont directement collés sur les ongles. Son avantage : les clients choisissent le sticker qu’ils souhaitent (on peut même le personnaliser depuis une application smartphone) et les coûts sont moindres car les décos sont sur autocollants. Pour le chinois O’2Nails, la solution consiste à poser des faux ongles sur lesquels sont ensuite imprimés les décorations.

Dans un autre registre, le français Bic a présenté le premier rasoir connecté (The Next Bic Thing), en lien avec avec une plateforme collaborative et développé avec la start-up française Invoxia. Pour Bic, qui a annoncé que ce produit ne serait pas commercialisé mais envoyé à 500 clients qui se seront inscrits sur le site, il s’agit de capturer des données sur l'expérience de rasage (vitesse de rasage, nombre de coups, densité de poils…). L’objectif est mieux connaître les habitudes des consommateurs pour adapter les rasoirs de demain.

Savoir comment rend sa tenue sous des lumières différentes


 
Le CES a aussi dévoilé plusieurs technologies autour du retail avec les start-up françaises Karl Tech et Visiperf. Créée par Stefano Zangiacomi et Hugo Affaticati, Karl s’adresse aux sites d’e-commerce pour proposer une solution qui améliore les images des catalogues en ligne.

“Notre technologie crée des filtres permettant aux clients de voir les vêtements sous différentes lumières, à savoir de nuit, de jour et sous des néons. Le client peut mieux se projeter et cela réduit les retours. Aujourd’hui, nous travaillons avec la marque Weamer et nous sommes en contact avec plusieurs marques et distributeurs”, expliquent les cofondateurs.


Stefano Zangiacomi et Hugo Affaticati de Karl - DR


Pour Visiperf, il s’agit de proposer Visiretail, un outil qui permet aux magasins franchisés et aux têtes de réseaux de cibler et géolocaliser la publicité et créer des temps forts avec des outils de marketing digital.
 
Dans un esprit plus visuel, la société chinoise Royole a montré son savoir-faire en matière d'écrans flexibles qui s’adaptent à n’importe quel support. Sur son stand, la marque présentait des T-shirts, des chapeaux, des sacs à mains. “Avec Royole, les marques peuvent faire passer le message qu’elles souhaitent. Il n’y a pas de limite”, annonce Marta Afonso, responsable marketing de la marque. L’an passé, Royole et Louis Vuitton ont collaboré.

Enfin, la société américaine HyperVSN, qui travaille avec Adidas, Nike, Puma, Vuitton ou Levi’s, a de nouveau montré sa technologie laser qui permet de simuler des objets 3D comme des chaussures, des bijoux… pour créer des boutiques virtuelles.


Les écrans souples de Royole - DR


Quant au chinois 4Paradigm, il a fait étalage de sa technologie AI+Retail qui prévoit les achats des consommateurs. Chez LG, l’une des attractions était le dressing intelligent ThinQ Fit qui utilise des caméras 3D pour prendre les mensurations de l’utilisateur. “Cela génère un avatar réaliste qui présente des tenues virtuelles. La technologie peut utiliser le Big Data pour suggérer des styles et proposer des liens vers des plateformes guidant lutilisateur dans ses achats”, indique Sam Rounds sur le stand de la marque.
 

Des vêtements qui en disent long sur vous



D’autres segments comme le textile et les accessoires avaient leur place au Consumer Electronics Show de Las Vegas. Le canadien Myant a dévoilé sa gamme de vêtements connectés Skiin. Fabriquant directement ses produits avec des capteurs dans son usine de Toronto, Myant mesure toutes les informations biométriques (activités, stress, températures…).

“Nous pouvons produire des T-shirts, des soutiens-gorge… Les premiers produits sous la marque Skiin sortiront en avril aux Etats-Unis et au Canada mais nous souhaitons aussi aller en Europe et en Asie”, souligne Mat Vugrinicek, directeur de la performance.


Les développements textiles de Myant - DR


Pour les accessoires, l’italien e-Novia et sa chaussures Wahu ont fait forte impression car ce modèle se gonfle et se dégonfle jusqu'à 8 mm de différence pour une pression de 2,5 bars. Impossible non plus de passer à côté de Welt et sa ceinture connectée avec un cuir italien. En lien avec une application et grâce à de nombreux capteurs, la ceinture mesure la vitesse, le nombre de pas et la pression exercée sur chaque jambe.
 
Par Alex Palpatine
 

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