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Publié le
22 sept. 2009
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Rebondissements dans le dossier de reprise de Christian Lacroix

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Reuters
Publié le
22 sept. 2009

Le dossier de reprise de Christian Lacroix a connu un nouveau rebondissement avec un plan de financement apporté par Bernard Krief Consulting (BKC) et une manifestation d'intérêt émanant d'un cheikh des Emirats Arabes Unis.

Christian Lacroix
Défilé haute couture Christian Lacroix printemps/été 2009 - Photo : Pixel Formula

Le cabinet de conseil a présenté, la semaine dernière, un plan de financement jugé plus crédible car étoffé par l'appui d'un financier des Emirats arabes unis (EAU), a déclaré à Reuters l'administrateur judiciaire chargé du dossier.

Parallèlement, a-t-il dit, confirmant une information du Figaro, un cheikh des EAU a fait part de son intérêt pour la reprise de la société en proie à de graves difficultés financières et mise en redressement judiciaire début juin.

Si aucune offre n'a encore été formellement déposée auprès de l'administrateur, les repreneurs potentiels de Christian Lacroix sont aujourd'hui au nombre de quatre: le financier italien Borletti, auquel s'est associé le couturier, le cabinet BKC, repreneur d'Heuliez et de DMC, le cheikh Hassan ben Ali et la Financière Saint-Germain, holding de l'homme d'affaires Prosper Amouyal, propriétaire des cristalleries Lalique et Daum.

Le groupe Falic, propriétaire de la maison de couture, a quant à lui présenté un plan de redressement consistant à ne garder que la marque et les contrats de licence, avec une douzaine de salariés, contre 120 aujourd'hui.

L'administrateur judiciaire, qui souhaitait rapprocher les frères Falic et Maurizio Borletti, propriétaire des grands magasins La Rinascente en Italie et du Printemps en France, a indiqué à Reuters que le financier italien avait demandé à ce que le dépôt des offres soit reporté au 25 septembre.

Comité d'entreprise

Un comité d'entreprise de Christian Lacroix se réunit ce jour pour être consulté sur les plans de licenciements liés au redressement judiciaire. Mais compte tenu des incertitudes entourant les offres elles mêmes, il ne devrait pas donner d'avis, a précisé l'administrateur judiciaire.

Christian Lacroix étant une société en nom collectif, ses actionnaires sont solidaires de son passif. Ce dernier s'élève à 14 millions d'euros (créances à l'égard des fournisseurs de la société), auxquels s'ajoutent des dettes d'environ 30 millions d'euros contractées par les frères Falic auprès des sociétés de leur propre groupe.

L'éventuelle disparition d'une maison de haute couture française, un secteur à forte portée symbolique, incarnant à la fois le savoir-faire et le raffinement à la française, a fait couler beaucoup d'encre.

Le couturier a reçu le soutien du ministre de l'Industrie, Christian Estrosi, qui s'est dit attentif à la pérennité de la maison.

L'appui de Christian Lacroix était apparu, aux yeux de nombreux observateurs, comme un atout majeur pour l'offre du groupe Borletti, principal actionnaires des grands magasins La Rinascente en Italie et du Printemps en France.

Edité par Matthieu Protard

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