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31 mai 2004
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Regina Rubens, « Respirez, vous êtes une femme »

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31 mai 2004

Quelle est la philosophie de vie de Regina Rubens ? Il faut saisir toutes les opportunités et prendre du plaisir à ce que l’on fait. La mode a toujours été ma grande passion, j’ai toujours eu l’impression de faire de la mode, c’est comme si j’étais née dedans. C’était aussi la passion de ma mère. J’ai toujours aimé m’habiller, feuilleter les magazines de mode et j’en ai fait mon métier, même si à la base, je ne suis pas une technicienne. Le stylisme est venu naturellement. Vous avez la réputation d’être une femme engagée. L’esprit de votre marque reflète-t-elle ce trait de caractère ? Oui, je pense que oui. J’ai pris l’habitude de me «garer», de toujours prendre clairement position et de ne pas trembler devant ce que les gens pourraient penser de moi. Il est important d’accepter qui on aimera politiquement par exemple, même si je suis plus attachée à des personnalités qu’à des partis. Dans la vie comme dans les affaires, on peut avoir des problèmes inhérents à de mauvaises rencontres, mais il faut se battre pour soi, et pour ses convictions. J’aime suivre mes idées et me mettre du côté des gens dont je pense qu’ils seront capables de construire quelque chose de bien, de beau. Ce sont les gens qui sont importants, je crois sincèrement au genre humain. Les femmes qui portent du Regina Rubens vous ressemblent-elles ? Oui. Ce sont des femmes qui vont à l’essentiel, qui veulent être jolie sans trop se poser de questions. Je suis aussi le mannequin cabine de mes collections, je sais donc ce que peuvent ressentir les femmes quand elles enfilent mes vêtements. Il faut qu’ils glissent sur la peau, que ce soit évident, simple. Je m’inspire de mes voyages, d’objets que je rapporte, de couleurs, d’imprimés, je suis toujours à la recherche de ce qui me plaît, de stylistes talentueux. Vous avez participé à l’opération Frimousses de l’UNICEF en novembre 2003, pouvez-vous nous en parler ? Le but était de fabriquer une poupée de chiffon qui serait ensuite vendue aux enchères. L’idée était amusante, mais j’ai surtout accepté parce qu’il s’agissait de l’UNICEF. De nombreux créateurs y ont participé aux côtés de jeunes stylistes issus d’école de mode. Le prix de départ de la poupée était de 20 euros. Un collectionneur en a acheté beaucoup, et souhaitait acquérir celle que j’avais créée. Mais j’ai surenchéri les prix qu’il proposait pendant la vente jusqu’à ce qu’il cède. Ensuite, je lui ai donné la poupée. Je n’avais pas fait ça pour la récupérer, c’était une manière sympathique de faire un don. Vous avez aussi été la styliste attitrée des Primes-Times de la Star Academy 3, comment avez-vous vécu cette aventure ? Je me suis amusée pendant 4 mois. J’ai connu le stress du Prime, rencontré de jeunes gens passionnants et pleins de talent, c’était la première fois que je faisais partie d’une équipe à la télévision. Endemol m’a appelée, j’ai accepté juste sur un coup de fil, et je ne regrette pas. La Star Academy est une école géniale. A ses détracteurs, je leur dirai que cette école est la version moderne de nos vieux radios crochet, mais avec les moyens d’aujourd’hui. On baigne dans la télé-réalité. Dès qu’un drame se passe dans le monde, je pense aux attentats du World Trade Center, on nous le passe en boucle, on vit ces événements. Pourquoi ne peut-on pas vivre de la même manière l’apprentissage du monde artistique de jeunes adultes ? De plus, c’est du bonheur, je ne vois pas où est le problème. Quel a été votre rôle de styliste au sein de la Star'Ac ? J’ai réellement travaillé avec les personnalités de chacun. J’ai contacté les bureaux de presse, fait les magasins, de la friperie aux marques plus coutures, et même voyagé à New York pour faire des achats. En fait, de nombreuses marques étaient déjà d’accord pour nous fournir des vêtements pour cette aventure. Je n’ai pas suivi les élèves en tournée, mais j’ai gardé de très bons contacts avec certains d’entre eux. Je m’occupe de leur garde-robe pour leurs photos et pochettes de disque, je suis devenue styliste de chanteuse et ça me plaît bien. J’ai fait de vraies rencontres et ce genre d’expériences amènent d’autres aventures, vous fait rentrer dans de nouveaux domaines. Propos recueillis par Caroline Cardona

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