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Rencontres d'Arles : Christian Lacroix, la vie, la mort, la mode

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AFP
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8 juil. 2008

ARLES, 8 juil 2008 (AFP) - Un top model sur un podium, un polaroïd déchiré d'Arlésienne en costume et même Kirk Douglas en jupette gréco-romaine ponctuent le parcours photographique dédié, un peu à la mode, mais surtout aux "vanités" du monde par le couturier Christian Lacroix, commissaire invité des 39e Rencontres photographiques d'Arles.


Christian Lacroix pose le 15 mai 2008 au milieu des oeuvres qu'ils présentent au musée Réattu d'Arles - Photo : AFP

Le célèbre créateur, invité à mettre sur pied la programmation de cette nouvelle édition du festival de photographie, qui propose quelque soixante expositions du 8 juillet au 14 septembre, l'a dit et répété : il ne s'agirait pas pour lui de montrer des photos de "mode bling-bling sur papier glacé".

"Sous une robe, il y a de la chair, et sous cette chair, il y a la vie et la mort", dit le couturier, qui ne cherche même pas à cacher sous un sourire toujours radieux la conscience qu'il a "de la vanité de tout cela", dit-il à la presse. S'il doit y avoir un "fil directeur à ma programmation, il s'agit de parler de vanité", dit-il.

La mode, brillante ou pas, est néanmoins largement présente dans les invitations lancées par le couturier à une vingtaine de photographes, récents coups de cœur, collaborateurs ou amis de longue date.

Mais "la mode autrement", dit-il. Et d'abord la sienne, exposée dans la Salle des tapisseries du Cloître St-Trophime, ou du moins ses sources d'inspiration.

Là, sur une longue table, sont étalés les centaines de coupures de journaux, polaroïds, photos de cinéma, clichés d'actualité, images d'œuvres d'art qui inspirent le couturier pour créer une collection. Aussi baroques que les modèles terminés, dont une vidéo présente le défilé au visiteur : l'image d'un Christ gisant, Martine Carol en costume historique, un cosmonaute, une geisha ou une peinture anglaise du XVIIIe.

La "photo vestimentaire", et son histoire, sont ainsi déclinés dans une série d'expositions qui l'évoquent sous de multiples facettes.

Paolo Reversi, photographe de mode, expose les top models les plus célèbres du monde, comme Kate Moss ou Stella Tennant, dans le plus simple appareil, en noir et blanc. Sabine Weiss a ressorti de cartons vieux des années 1950 des clichés de vitrines du Printemps.

Le musée des Arts décoratifs a pour sa part prêté sa collection de "dépôts de modèles". En 1921, la créatrice Madeleine Vionnet parvenait à faire déposer comme propriété industrielle le modèle de vêtement. Chacun d'entre eux est ainsi photographié de face, de dos, de profil, donnant à ses anciens modèles signés Paul Poiret ou Elsa Schiaparelli la raideur d'un cliché ethnologique.

Une série de vidéos, extraites du magazine télévisé Dim Dam Dom dans les années 1960, évoquent l'histoire de la vidéo de mode. Le magazine Vogue expose au contraire ses "Natures mortes", où un bracelet de diamants ou un escarpin remplacent la corbeille de fruits ou le bouquet de fleurs.

D'autres thèmes sont abordés par le festival. Le célèbre Arlésien a choisi ainsi d'exposer des anciens clichés de sa ville, à qui il veut rendre hommage. Le photographe amateur verra aussi des prostituées indiennes, des "cocottes" du Second Empire ou les "trucs" d'Henri Roger, sorte de Méliès du début du XXe siècle.

Un colloque, des stages de photographie, un prix des Rencontres, une "nuit de l'Europe" à l'occasion de la présidence française et des opérations à destination du jeune public sont également prévus pendant les deux mois de festival, qui avait accueilli l'an dernier 55 000 visiteurs.

Par Fabienne FAUR

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