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19 nov. 2020
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Réouverture des commerces: les mesures sanitaires envisagées

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AFP
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19 nov. 2020

Jean Castex a conditionné une réouverture des commerces et rayons de produits dits "non essentiels" à l'adoption d'un "protocole sanitaire renforcé" en cours de négociations avec les professionnels.


Une commerçante devant sa boutique le 3 novembre 2020 à Lavaur (sud-ouest) - AFP



Ce protocole, qui vaudrait "pour l'ensemble des commerces et l'ensemble de la grande distribution", doit "être conclu vendredi et opérationnel lundi prochain", rappelait plus tôt cette semaine le ministre de l'Economie Bruno Le Maire.

Voici un point sur les mesures qui se dessinent.

Un protocole existant déjà contraignant



Port du masque obligatoire, mise à disposition de gel hydroalcoolique, respect de la distanciation, application d'une "jauge" fixant un nombre maximal de clients en fonction de la surface de vente... "Le protocole mis en place à la sortie du premier confinement était déjà très contraignant", rappelle Yohann Petiot, directeur général de l'Alliance du commerce, une association de fédérations professionnelles notamment dans l'habillement.

"Ce protocole a fait ses preuves, puisqu'il n'y a pas eu de cluster avéré dans les commerces, dont on sait qu'ils ne contribuent pas à la propagation du virus", assure-t-il. Il appelle donc à "repartir de ce socle en faisant attention à ne pas trop renforcer les contraintes", ce qui pourrait freiner le retour des Français dans les magasins.

Une "jauge" qui fait débat



L'élargissement de la jauge d'accueil est sur la table. "Il est question de passer d'une personne pour 4 mètres carrés à une pour 8 mètres carrés de surface de vente", expliquait lundi à l'AFP Jacques Creyssel, délégué général de la Fédération du commerce et de la distribution (FCD).

Ce serait "une catastrophe", estimait toutefois mercredi, sous couvert d'anonymat, un patron de grande surface alimentaire dans le magazine spécialisé LSA. "Je ne vois pas comment je vais faire pour les veilles de fêtes avec des journées à plusieurs milliers de clients", expliquait-il. "J'avais prévu une baisse de chiffre d'affaires de 10% en décembre, ce sera beaucoup plus si cette nouvelle jauge passe".

Horaires élargis, circulation fléchée



Autre mesure en discussion: élargir les horaires d'ouverture "pour étaler les flux", selon Jacques Creyssel.

C'est également un argument avancé par les professionnels pour demander à rouvrir un week-end plus tôt qu'attendu, dès le 27 novembre -- le gouvernement devrait trancher en la matière la semaine prochaine.

C'est "la meilleure réponse pour lisser la fréquentation dans les magasins à l'occasion des achats de Noël", abondent la fédération du commerce spécialisée Procos et l'Alliance du commerce. "La possibilité d'ouverture les dimanches de décembre et janvier et l'élargissement des horaires doivent également permettre de répondre à l'enjeu sanitaire", ont-elles détaillé dans un communiqué commun.

La question des flux de circulation à l'intérieur des boutiques est également à l'étude. Il est question de "rendre systématique les sens uniques de circulation", indique Jacques Creyssel.

Achats sur rendez-vous: pas la panacée



L'éventualité de mettre en place des rendez-vous en magasin ne fait pas l'unanimité. "Cela fonctionne bien dans l'optique ou le soin, mais cela ne peut pas fonctionner pour une période comme Noël, dans la plupart des grands commerces", juge Emmanuel Le Roch, délégué général de Procos.

"Ca ne devait pas être une obligation", plaide-t-il, car "cela limiterait en gros le chiffre d'affaires à 30% de ce qu'on ferait habituellement, sachant qu'on ne fera pas 100% du chiffre de l'an dernier cette année".

Par Corentin Dautreppe

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