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24 janv. 2006
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Retour aux sources pour Christian Lacroix

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AFP
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24 janv. 2006

PARIS, 24 jan 2006 (AFP) - Christian Lacroix a effectué un véritable retour aux sources avec la collection haute couture printemps-été qu'il a présentée mardi à Paris, en réaffirmant avec force sa fidélité à ses racines arlésiennes.


Un mannequin porte une création Christian Lacroix pour les collections haute couture printemps-été 2006 le 24 janvier 2006 à Paris - Photo : François Guillot/AFP

Trench volanté rouge tissé de roses fuchsia, petite veste provençale tamponnée de guirlandes et de bouquets, veste "torero" en organza noir brodée d'or, veste traditionnelle multicolore rebrodée et gansée d'or, longue robe gitane à bustier drapé en satin rouge et blanc, avec des volants en mousseline peinte, le couturier a décliné les variations autour de ses thèmes de prédilection.

Les fleurs provençales égaient une robe courte en organza miel, ailleurs des fleurs noires et argent s'étalent sur une robe d'organza bleuté, de grands ramages roses tranchent sur le fond bleu dur d'un fourreau, des bouquets et des guirlandes pourpres parsèment une longue robe de faille crème.


Un mannequin porte une création Christian Lacroix pour les collections haute couture printemps-été 2006 le 24 janvier 2006 à Paris - Photo : François Guillot/AFP

La dentelle noire ourle les jupes, souligne les décolletés, le tulle noir voile un manteau rouge sang, une robe en dentelle écrue est rebrodée de fleurs.

Plusieurs modèles suscitent des applaudissements nourris, notamment une grande robe en organdi blanc bouillonné recouvert de crêpeline.

Applaudissements aussi pour une somptueuse robe-fourreau en tulle rose pâle et pistache, avec décolleté bénitier au creux duquel se love une croix.

"Arles ? on y était !", lance Christian Lacroix à l'issue du défilé dont le décor reproduisait une gravure ancienne rassemblant les principaux monuments de la ville.

Cette collection "est une sorte de redémarrage, de renaissance", ajoute le couturier dont la maison a été rachetée l'année dernière par le groupe américain Falic. Il explique avoir eu envie de "recapturer l'énergie apparue en 1987" après son premier défilé. "J'ai eu envie qu'on revisite un peu la maison", ajoute-il en rappelant ses sources d'inspiration, Goya, Vallauris, Arles, la corrida ...

"Le soleil, les oeillets, les roses, les imprimés, ça peut se revisiter ad vitam aeternam", déclare le couturier en soulignant la nécessité de "quelque chose de sensuel, d'une séduction" qui selon lui "manque un peu partout.

La collection a été accueillie par une ovation debout, le public jetant sur le podium, en hommage, les oeillets rouges qui lui avaient été offerts.

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