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Roka : la météo londonienne inspire à un Sud-Africain des sacs à dos imperméables

Publié le
today 8 oct. 2019
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Tout est parti d’un jour de pluie. Comme cela arrive souvent à Londres. Brett Katz, un Sud-Africain venu s’installer dans la capitale anglaise pour rejoindre sa femme cherchait en cette journée de 2017 un sac à dos imperméable autour d’Oxford Street. Il n’a jamais trouvé sac à son goût.


Nouveau venu sur le marché du sac, Roka fait un carton au Royaume-Uni - DR


« Le projet de Roka a démarré ce jour-là. Je n’en revenais pas de ne pas pouvoir trouver un sac à dos résistant à la pluie qui me plaise en plein centre de Londres. Pour résumer, j’avais le choix entre un sac comme on en voit partout, de grosse marque avec la même forme pour les ados, ou des sacs de luxe », précise-t-il.

Suite à cette déconvenue, le Londonien d’adoption échange avec son épouse, Emma Rosenberg, et ils finissent par se dire qu’ils pourraient créer leurs sacs à dos. Brett Katz n’est pas étranger au textile puisqu’il a collaboré pendant une vingtaine d’années avec Urban Outfitters. Il était en charge du marketing et de l’importation de leurs marques propres.

Roka est la contraction de Rosenberg et Katz, les noms des fondateurs. Leur premier sac à dos a été étudié sous toutes les coutures de manière à apporter « praticité et ergonomie à un prix accessible ». Le couple commence à lancer une première production de 4 000 sacs en Chine. Le stock se glisse dans leur garage personnel.

La toute nouvelle marque dévoile sa collection sur un petit stand sur le salon britannique Pure London : « En six semaines, tout est parti. Ce que les gens ignoraient, c’est que je faisais tout tout seul dans notre maison au départ », indique Brett Katz.


La collection séduit une clientèle très large - DR


Repéré par un business angel travaillant pour une grande banque, Brett Katz intègre un cursus de six mois durant lesquels il va être accompagné dans son plan de structuration et de développement. Suite à cela, il teste sa distribution à l’export sur deux "petits" marchés : l'Islande et Israël. Le test s’avère positif et Roka signe alors avec des distributeurs en Espagne, en Scandinavie et en Finlande.

En parallèle, la marque étoffe ses gammes et dévoile différents formats de sacs à dos dans une large palette de couleurs (jusqu’à 18 coloris), vendus de 50 euros à près de 70 euros en boutique. Elle présente aussi de petits sacs à main de forme ronde (à 36 euros), des sacs banane (41 euros) et bientôt des porte-monnaie.

Un gros zip ferme les sacs qui ne manquent pas de détails pratiques (sangles ergonomiques, poches, renfort, patte avec velcro pour caler l'ordinateur). Brett Katz dirige la marque tandis qu’Emma Rosenberg s'occupe du marketing et des relations publiques. En phase avec les attentes du marché, Roka offre ponctuellement des séries limitées et elle vient de lancer une gamme durable réalisée à partir de bouteilles en plastique recyclées.


Le petit format peut remplacer un sac à main - DR


Aujourd’hui, la griffe de sacs est vendue dans 500 magasins au Royaume-Uni et collabore avec sept agents internationaux. Elle diffuse également la collection sur son e-shop.  Pour sa première saison en France, au printemps-été 2020, elle sera distribuée dans une trentaine de magasins.

En outre, dès novembre, elle va ouvrir une filiale américaine à San Francisco sous un autre nom commercial, Ori, du prénom de leur enfant, puisque le nom Roka est déjà déposé dans le textile aux Etats-Unis. Il s'agit d'une marque de sport américaine spécialisée dans les tenues de natation et de plongée, fondée en 2011. Voilà pourquoi le nom de Roka est associée à "London" afin d'éviter la confusion.

Brett Katz, qui ne livre pas son chiffre d'affaires, croit au potentiel international de sa marque : « Nous pouvons vendre nos produits dans plein de types de magasins : de prêt-à-porter, de chaussures, de cadeaux, de musée, d’outdoor, de lifestyle voire des coffee shops. Ce sont des produits utiles et faciles à vendre, a priori. Mon épouse utilise le petit sac à dos comme un sac à main, par exemple. Entre l’usage du téléphone dans la rue, les transports et la pratique du vélo, les gens ont besoin d’avoir les mains libres et les sacs à dos ont un bel avenir devant eux ! »


 

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