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Publié le
8 déc. 2021
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6 minutes
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Rôle Modèle: la diversité de la mode française devant un panel d'investisseurs

Publié le
8 déc. 2021

Le clin d’œil était osé: attirer banquiers, investisseurs et acteurs de la finance au sein de l’ancien parti communiste français. C’est le challenge qu’a relevé la fédération du prêt-à-porter féminin ce mardi, pour son évènement Rôle Modèle.


L'évènement a eu lieu à l'espace Niemeyer, à Paris - Fashion Network


 
"Le monde de la finance est mon ami", a lancé Pierre-François Le Louët, sous la coupole de l'impressionnant Espace Niemeyer à Paris, en ouverture de cette journée particulière. Le président de la fédération du prêt-à-porter féminin et ses équipes avaient pour ambition de casser les stéréotypes négatifs qui collent parfois au secteur à l’heure de convaincre des investisseurs.

Plus qu'un long discours, la parole a été donnée à différents acteurs du secteur. Le principe appliqué était simple: apporter la preuve de la réussite de marques de mode avec des exemples concrets. Sur des prises de parole courtes de 10 à 20 minutes, des acteurs  institutionnels comme Clarisse Reille du Defi, Pascal Denizart du Ceti, Nicolas Parpex de BPIFrance, des observateurs avertis comme Marie Dupin de Nelly Rodi, Céline Choain de Kea Partners et Yann Rivoallan de The Other Store ou encore des dirigeants de grands groupes et de jeunes marques brillantes comme Thomas Huriez de 1083, Sébastien Bismuth de Don’t Call me Jennyfer et Julia Faure de Loom, ont mis en exergue les bonnes raisons d'épauler la mode hexagonale.

Clarisse Reille du Defi, l'organisme de financement du secteur, a planté le décor, rappelant que le duo mode et luxe est un contributeur majeur à l’économie française et mondiale. Le secteur génère 154 milliards d’euros de ventes, pèse positivement dans la balance commerciale française à hauteur de 36 milliards. Et la dirigeante a valorisé les performances du luxe dont les géants français pèsent plus de 80 milliards d'euros mais aussi les autres acteurs: "Nous assistons à un bouillonnement avec une multitude de modèles économiques, a-t-elle précisé, avec des acteurs déjà très internationaux comme SMCP ou Ba&sh, des modèles plus locaux comme Patine ou Make my Lemonade, des marques qui se développent sur des modèles très inventifs, des réussites chez les créateurs avec Jacquemus ou Officine Generale, mais aussi à l'image de FashionCube des grands acteurs de la distribution du Nord qui se réinventent. C'est une palette unique au monde. Ce que l'on constate c'est que les entreprises qui fonctionnent et se développent actuellement sont celles où il y a une authenticité perçue par le consommateur et continuent à faire appel à la créativité".


Pierre-Arnaud Grenade Ba&Sh - Fashion Network


Mais surtout ces acteurs, avec des profils très hétéroclites, doivent intégrer l’accélération des changements de consommation, portés par la Génération Z. Ils se saisissent des enjeux de transformation. Ils revoient leur chaîne logistique, utilisent de nouveaux matériaux plus responsables, investissent dans le digital pour prendre des positions dans le social commerce, appréhender l’utilisation de nouveaux matériaux et anticiper de possibles opportunités dans les métavers, les univers immersif et permanents. Yann Rivoallan, cofondateur de The Other Store n'a d'ailleurs pas manqué de rappeler que le potentiel pour la vente de produits de mode dans les univers digitaux était évalué à 20 milliards d'euros dès 2022, contre 154 milliards pour les ventes de produits physiques... Une opportunité immense que nombre de marques veulent saisir.

"Il y a une transformation des modèles pour coller aux attentes de clients, appuie Marie Dupin, de l'agence de conseil Nelly Rodi. De nouvelles marques se lancent avec au cœur l’exemplarité et imposent un nouveau mode opératoire qui incite les acteurs historiques à mettre la RSE au cœur de leur stratégie. Mais la consommation oscille entre la prise de conscience de consommer moins mais mieux et, dans le même temps une tendance de surconsommation, et d’adhésion aux dernières tendances. Il n’y a pas les mauvais et les bons chez les clients. Il y a la réalité du consommateur qui est schizophrène et veut les deux. Le marché doit faire mieux et répondre aux attentes".

Différents modèles se déploient, hybrides avec des connexions entre l’offre de neuf et de seconde main, entre le commerce physique et digital, entre une production plus locale mais aussi plus réactive aux tendances.


Marie Dupin - Fashion Network



Sur chaque segment de marché, il existe des acteurs de la mode avec un fort potentiel, des idées disruptives et des modèles rentables. C'est ce qu'étaient venus dire les dirigeants d'entreprises aux acteurs de la finance, de Youssouf Fofana, qui avec Maison Chateau Rouge a en quelques années réussi son pari de générer des profits pour aider au développement des TPE-PME africaines, à 1083 qui est profitable avec son modèle de production française et responsable, en passant par Loom dont l'activité est en plein essor portée par son propos militant sur la consommation responsable.

Que ce soit sur des modèles responsables comme ceux des marques Loom, Patine ou 1083, sur la transformation des acteurs comme Celio ou Jules ou sur l’avancée d’acteurs du premium comme Fusalp et Ba&sh, les marques présentes intégraient toutes des éléments de désirabilité.

Les start-up de mode responsable sont confrontées à une certaine méfiance de la part des financeurs, qui craignent leur volonté de croissance raisonnée: "il y a parfois un malentendu entre nos business models et les investisseurs, qui ne comprennent pas que nous ne voulons pas devenir des géants de la mode à long terme. (…) Pourtant nos modèles d’entreprise ne seront bientôt plus marginaux, en témoigne la crise climatique", décrit Julia Faure, cofondatrice de la marque de prêt-à-porter éthique Loom, avant d’ajouter "à quoi bon avoir la plus grosse entreprise d’une planète qui n’est plus habitable?"


"Le sujet n'est pas de savoir si la mode est un bon marché. Il est de trouver le bon acteur"



L'approche de Pierre-Arnaud Grenade, directeur de Ba&sh, n'est pas sur le même ton mais pose aussi la question du regard sur le secteur. Rappelant qu'à son arrivée à la tête de la marque, les financiers interrogeaient la résilience du secteur, le potentiel de la marque, la pertinence de l'offre. "Quelle a été notre réponse? +600% depuis cette date. L'acteur et l'organisation sont plus importants que l'industrie à laquelle on les attache. Dans la mode il existe de vrais gagnants. La règle du 'leader takes all' s'applique à la mode. Donc changeons nos biais. Les 'success-story' dans la mode ce sont avant tout des marques. Le sujet n'est pas de savoir si la mode est un bon marché. Il est de trouver le bon acteur. C'est à dire avant tout les bonnes équipes et les bons talents collectifs".

Une vision partagée par Dan Arrouas qui avec le groupe Vog a investi dans Livy, Roseanna ou encore Modetrotter. Lui même investisseur dans le secteur, il a lancé un appel à la soixantaine d'acteurs du financement ayant répondu présent sur cette journée. "Nous avons besoin de vous pour aider ces entreprises à exister. D'abord parce que cela gagne de l'argent. Je me souviens que l'image du prêt-à-porter pour un banquier ce n'était pas sexy. Quand je prends les marques qui sont dans notre portefeuille, ce sont des marques en croissance. C'est là où nous avons besoin de vous! En tant que business-angel j'essaye d'investir et d'accompagner ces marques. Nous avons besoin de vous pour venir à nos cotés aider ces entreprises qui sont des pépites incroyables. Ce sont les futurs SMCP, Ba&sh et The Kooples qui naissent sous nos yeux. il faut leur donner les moyens d'y arriver".
 

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