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26 juil. 2019
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Royal Mer recrute la styliste Maggie Johnson pour renforcer son ancrage mode

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26 juil. 2019

Après une première phase de relance qui s’est concentrée sur son ADN, Royal Mer accélère son parti pris mode ! Le fabricant breton va montrer un nouveau visage dès l’automne-hiver prochain sous la houlette de la styliste Maggie Johnson, ex-Barrie, un fabricant écossais de maille dans le giron de Chanel depuis 2012. La jeune femme collabore depuis ce mois de juillet avec la marque.


La marque veut montrer qu'elle sait aussi faire de la mode - DR


« Nous pensions qu’il y avait une place à prendre sur le segment de la maille premium et mode mais nous ne voulions pas nous engager tout de suite sur ce créneau. Nous avons préféré passer par une première phase de consolidation en travaillant sur notre ADN, assez classique de bord de mer. Maintenant, nous allons pouvoir montrer notre savoir-faire », précise Hervé Coulombel, président de la marque.

La collection de l’automne-hiver prochain proposera également une collaboration avec le designer japonais Masato Koyama, ex-designer pour United Arrows et fondateur du studio Ideas. Cette capsule a été reconduite pour le printemps-été 2020 et présentée sur le salon Man.

Le fabricant a conservé son outil de production de maille rectiligne en Bretagne qui lui permet de fabriquer 70 % de sa collection. Le reste, la maille circulaire et les produits basiques, est produit en Europe, notamment au Portugal. A cela s’ajoute une histoire de plus de 70 ans. De quoi séduire, entre autres, des acheteurs japonais amateurs de savoir-faire français.


Les nouveaux jeux de points apparaîtront dès l'automne-hiver prochain - DR


Rachetée en 2016, sauvée de la liquidation par Hervé et Roland Coulombel et Xavier Lépine, Royal Mer a réalisé un chiffre d’affaires de 3,6 millions d’euros en 2018, en hausse de 20 %. A ce rythme, son objectif de 5 millions d’euros de chiffres d’affaires devrait être atteint d’ici 2021. Si la griffe dispose d'un magasin en succursale dans sa ville d’origine, Dinard, Hervé Coulombel tient à souligner qu’elle « n’a pas vocation à développer le retail. Nous misons avant tout sur le wholesale en France et à l’international, et sur l’e-shop. »

Aujourd’hui, la collection compte plus de 200 revendeurs, dont seulement 11 % à l’export où la marque dispose donc d’un vecteur de croissance. L’e-shop a été mis en ligne à la fin de l’année dernière sans être accompagné par une stratégie spécifique. Pour y remédier, les dirigeants recherchent un prestataire afin d’accélérer le développement de l'e-commerce et plus globalement du digital. Enfin, dès juillet, elle fera son entrée chez Merci à Paris avec une première collaboration sur une marinière puis sur un pull marin pour la rentrée. Une adresse qui correspond à sa nouvelle image.
 

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