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8 janv. 2015
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Rue Saint-Honoré : des surfaces aux valeurs locatives très luxueuses

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8 janv. 2015

Depuis que Colette a ouvert rue Saint Honoré, il y a plus de dix ans, cette artère phare est sous les sunlights parisiens et même mondiaux. Haut lieu des tendances de mode et des ouvertures de magasins phares, elle méritait donc une petite étude de comportement chiffrée. C’est l’objet d’un point que vient de réaliser le cabinet spécialisé CBRE.

Le point de vente Viktor & Rolf rue Saint-Honoré


Première et forte donnée concernant la rue, « au cours des deux dernières années, la mutation s’est accélérée, avec pas moins de 40 transactions », écrit CBRE. Et de relever : « Aucune autre rue dans Paris n’a connu un tel rythme de cessions en si peu de temps ».
 
Mais pourquoi donc un tel attrait ? D’abord, mentionne l’étude, la rue Saint-Honoré se situe au cœur du Paris historique et touristique. Elle est bordée de grands hôtels, ou se situe à proximité de certains pourrait-on ajouter. Que ce soit le Meurice rue de Rivoli, le Costes, depuis peu le Mandarin Oriental, le Ritz place Vendôme (aujourd’hui en travaux), le Park Hyatt rue de la Paix, etc. Elle a aussi une autre qualité, liée à sa localisation. Elle est, comme l’évoque CBRE, le prolongement plus que naturel de la rue du Faubourg Saint-Honoré, artère luxe historique.


Pour autant, et ce n’est que rarement dit, la rue Saint-Honoré est tout sauf uniforme sur toute sa longueur, qui est grande (2 km), souligne CBRE. Le spécialiste immobilier détermine trois segments : côté Châtelet, le commerce de proximité, les bars, brasseries et autres commerces de bouche prédominent, ciblant une clientèle riveraine et les actifs du quartier, relève CBRE. En allant vers l’Ouest, l’offre commerciale est plus orientée middle market.

La rue Saint Roch dépassée, l‘effet de contagion haut de gamme/luxe de la rue du Faubourg Saint-Honoré est notable. Même si CBRE prend soin de souligner que des enseignes grand public sont aussi présentes comme Zara au 374 et & Other Stories du groupe H&M au 277. Parmi les implantations récentes ou à venir, le spécialiste de l’immobilier cite Viktor & Rolf, Chloé, Mulberry, Tory Burch, etc.
 
Cet engouement pour la rue Saint-Honoré déclenche d’ailleurs de vraies batailles entre griffes candidates à l’implantation. « Malgré les valeurs locatives très élevées (jusqu’à 11 300 euros/m²/an pour GianFranco Lotti en 2013), elles sont prêtes à payer des montants de cessions de droit au bail pouvant atteindre plusieurs millions d’euros », indique l’étude.
 
CBRE précise toutefois que les valeurs locatives sont hétérogènes selon l’emplacement. Dans la portion allant de la rue Royale à la rue Saint-Roch, les valeurs locatives sont en moyenne 2 fois plus élevées que dans la seconde partie (< 4 500 euros/m²/an).

« Cette hausse des valeurs locatives est la conséquence de la forte demande de la part des enseignes sur un marché où les opportunités ne sont pas si nombreuses », souligne l’étude.

Et de poursuivre : « La rue Saint-Honoré est un marché de petites boutiques, où la surface moyenne est comprise entre 60 m² et 100 m² pour environ 5 mètres de vitrine, les plus grandes pouvant atteindre 300 m². Lorsqu’une opportunité se présente, les enseignes sont prêtes à revoir leur critères habituels, notamment en développant de grandes surfaces de vente en sous-sol, telles que Viktor & Rolf par exemple qui exploite les 3⁄4 de sa surface en sous- sol ». Une manière de souligner que, quand on aime, on ne compte pas…

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