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27 oct. 2022
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San Marina en quête de repreneurs pour 49 de ses magasins

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27 oct. 2022

Acquise fin 2019 par Stéphane Collaert auprès du groupe Vivarte, San Marina traverse une mauvaise passe l'ayant conduit à demander l'ouverture d'une procédure de redressement judiciaire en septembre 2022. Dans ce cadre, l'enseigne française de chaussures réduit la taille de son parc de magasins, comme elle l'avait déjà décidé au printemps dernier. 49 des 163 points de vente de son réseau sont actuellement en quête d'un repreneur. Ce qui correspond à près d'un tiers du parc.


San Marina


Selon le document publié par les administrateurs judiciaires en charge du dossier, ces boutiques sont situées dans toute la France et concernent à la fois des grands centres-villes, comme à Lyon (rue Victor Hugo), à Paris (Montparnasse) ou à Lille, des cœurs de villes moyennes (Vannes, Tarbes, Bastia, Haguenau, Bourges…), et des grands centres commerciaux régionaux en île-de-France (Rosny 2, Carré Sénart, Parly 2, Torcy, Vélizy 2) et en province (Polygone à Béziers, Lyon Part-Dieu, Toulouse Gramont).

Les 49 adresses présentent des surfaces (de 80 à 582 mètres carrés) et loyers variés, allant de 11.666 euros annuels à Montélimar (pour 141 mètres carrés) à 328.019 euros concernant le point de vente de 242 mètres carrés situé dans le centre Parly 2 (Yvelines).

​Au total, les ventes annuelles générées par ces 49 boutiques avoisinent les 10 millions d'euros. La plus lucrative génère 750.000 euros de chiffre d'affaires par an (Lyon Part-Dieu), suivie par les unités de Rosny 2 (476.000 euros) et de Carré Sénart (467.000 euros), selon le document.

Les éventuels acquéreurs d'un ou plusieurs fonds de commerce sont amenés à se faire connaître auprès de l'administrateur judiciaire Ajilink d'ici le 31 octobre, date limite de dépôt des offres de reprise. Par la suite, un PSE sera mené pour encadrer la suppression des emplois dans les points de vente qui ne trouveraient pas preneur.

Depuis l'arrêt de la Cour de cassation rendu en juin dernier, les loyers dus pendant les confinements, qui ont un temps été gelés, sont à rembourser par les enseignes aux bailleurs. Une nouvelle donne qui, associée à des ventes en berne durant l'été, a contribué à faire basculer l'entreprise en redressement judiciaire. Dans l'optique notamment de pouvoir rééchelonner ses dettes sur dix ans.

Née à Aubagne en 1981, San Marina emploie 680 personnes. Selon les données de société.com, son chiffre d'affaires s'est élevé à 63 millions d'euros sur l'exercice 2020/21, contre 83 millions réalisés l'année précédente.

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