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Sarenza fait du vêtement son nouveau relais de croissance

Publié le
today 10 sept. 2019
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Robes, pulls et autres blouses tendance sont désormais à "shopper" chez Sarenza. C’était une diversification attendue depuis le rachat du pure-player du soulier par Monoprix en 2018, mais c’est aujourd’hui que cet élargissement au prêt-à-porter prend réellement corps par le lancement d’une campagne dédiée le 12 septembre.


La nouvelle baseline du site est dorénavant « Serious about shoes and clothing » : pour chaque paire de souliers, Sarenza propose des idées de looks différents. - Sarenza


« Il y a quinze ans, Sarenza a inventé quelque chose d’inouï à l’époque, vendre des chaussures sur Internet sans les essayer. C’est une vraie marque, pas seulement un distributeur. Aujourd’hui, intégrer du prêt-à-porter est une façon de faire grandir Sarenza, sans rupture et sans en faire une place de marché lambda : il s’agit d’une vraie sélection mode qui part des pieds, et donc de la paire de chaussures, pour suggérer une silhouette complète aux clients », expose Nathalie Mesny, qui a pris en avril dernier la direction générale de Monoprix Online, une filiale qui intègre toutes les activités web de l’entreprise, y compris Sarenza. D'ailleurs, le pure-player a cet été vu partir son directeur général depuis 2007, Stéphane Treppoz.

Le déploiement de cette offre mode fait également suite à la décision de Monoprix de stopper son portail mode Msr (MonShowroom) l’an dernier. Plusieurs griffes qui y étaient référencées ont migré sur Sarenza, qui a commencé à commercialiser des vêtements sans trop communiquer lors de la saison printemps-été 19, avec quelque 5 000 références. En cette rentrée, en sus des 40 000 références de chaussures, ce sont 10 000 références de prêt-à-porter qui sont proposées, émanant d’une soixantaine de marques actives au rayon femme, homme et enfant.


« Un sélection de vêtements Monoprix seront répertoriés chez Sarenza », annonce Nathalie Mesny. - Sarenza


Citons notamment côté sportswear, avec Nike, Adidas ou Lacoste qui travaillaient déjà avec Sarenza sur la sneaker - un axe fort de ses ventes -, mais aussi Cyrillus ou Bout’chou (la marque propre de Monoprix) au rayon bambins, ou encore Frnch, MKT, Suncoo, Free People, Garance pour la mode féminine. Soit un positionnement moyen de gamme jusqu’à tutoyer le premium.

« Nous remarquons déjà que le prêt-à-porter nous a permis d’augmenter le panier moyen : il est de 80 euros pour les chaussures, et de 130 euros aujourd’hui quand un vêtement s’y trouve, détaille la dirigeante, qui a auparavant était à la tête de Rue du Commerce. Plus que de générer davantage de chiffre d’affaires, qui est la finalité, l’enjeu est d’augmenter la fréquence d’achat en multipliant les occasions, de recruter de nouveaux consommateurs et également de réactiver des clientes de notre base de données en leur proposant cette nouvelle offre ».


Le film de la campagne a été réalisé par Karim Ansel. - Sarenza


Pour cela, Sarenza a choisi de communiquer en diffusant à partir du 12 septembre un film sur le web (pensé par l’agence La Chose), en nouant des partenariats avec des influenceurs et en s’affichant dans la presse féminine. Son propos ? Une ode à la femme d’aujourd’hui, tantôt working girl, sportive, ou s’occupant de ses enfants.

Livrant dans 29 pays et totalisant huit millions de clients enregistrés, Sarenza pèse environ 200 millions d’euros de chiffre d’affaires (avant prise en compte des retours), dont la moitié est généré en France. En matière de synergie avec Monoprix, les équipes de Sarenza, installées dans le quartier de l’Opéra à Paris, déménagent en ce mois de septembre pour rejoindre un nouveau bâtiment consacré aux activités de Monoprix Online à Clichy-la-Garenne, en voisin de l’actuel siège de Monoprix sur les bords de Seine.

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