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22 mars 2021
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Spring Court s’émancipe de la saisonnalité

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22 mars 2021

À compter de l’automne-hiver 2021/2022, Spring Court, la marque française de tennis, ne proposera plus de collections saisonnières. La griffe s’articulera autour d’une ligne de modèles permanents, environ 95% de l’offre, et injectera tous les trimestres une courte collection capsule en édition limitée de deux à quatre pieds.

Tennis Spring Court


"Le rythme des collections imposé par la saisonnalité n’est pas en adéquation avec ce que nous sommes, une marque qui propose des chaussures qui durent. Cette année de crise sanitaire nous a vraiment permis de faire notre introspection, et nous a confortés dans nos envies ", explique Laura Grimmeisen qui chapeaute le développement de la marque Spring Court.

Ingénieure de formation, Laura Grimmeisen et ses sœurs, Théodora et Florence, forment la troisième génération Spring Court, une griffe fondée dans les 1930 par Georges Grimmeisen. Connue pour sa tennis blanche en toile et à la semelle en caoutchouc perforé (un système de ventilation toujours breveté), Spring Court prend donc un nouveau virage.

"Nous n’avons jamais investi dans l’acquisition de nouveaux clients car nous avons une communauté fidèle qui a confiance en la qualité et la durabilité de nos produits. Cependant la crise nous a apporté une nouvelle clientèle à la recherche de marques emblématiques, et rassurantes", indique Laura Grimmeisen. Un phénomène qui a conforté les équipes de Spring Court dans leur volonté de proposer une offre plus courte, mais plus cohérente.

Cette réflexion a cependant débuté en réalité il y a six ans quand la famille du fondateur de Spring Court a repris la marque en main, après l’avoir confié à des licenciés depuis 1980.

"Depuis la reprise de Spring Court nous travaillons à la construction d’un réseau de distribution plus sélectif", indique Christian Rabemila à la tête de la direction commerciale de la marque. Aujourd’hui, en plus de ses trois boutiques à l’enseigne en France, Spring Court est présente dans une centaine de points de vente en Europe, son principal marché. La marque est également bien ancrée au Japon où elle est implantée au sein de 200 points de vente, mais également en Australie où elle compte même trois boutiques.

Spring Court n’aurait pas souffert de la crise sanitaire grâce au digital qui représente désormais 50% de ses ventes, et donc à l’acquisition de nouveaux clients. Pour pérenniser cette dynamique, la marque a étoffé ses effectifs en recrutant notamment à des postes d'analyse datas, de marketing et de communication. Objectif: mieux faire connaître ses produits, sa charte d’achat de matières premières, notamment celle du cuir, ses toiles en coton bio, mais aussi son histoire. Une histoire dont le préambule s’est écrit dès 1870 dans le quartier parisien de Belleville où la marque a eu sa propre usine, aujourd’hui son siège.
 
La marque qui se décrit comme une "griffe de connaisseurs, mais pas élitiste " avec des modèles à partir de 90 euros, veut également déployer la distribution de ses lignes enfants et arrive dans les magasins Bonton.

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