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Stella McCartney : en 2018, le rachat par sa créatrice a affecté le résultat

Traduit par
Paul Kaplan
Publié le
10 mars 2020
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2 minutes
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L'augmentation des coûts, en partie liée au rachat par Stella McCartney des parts de sa marque au groupe Kering qui en possédait la moitié, a pesé sur les résultats de la société britannique en 2018. Les comptes pour cet exercice, qui viennent d'être déposés, affichent une perte d'exploitation de plus de 10 millions de livres sterling (11,45 millions d'euros).


Stella McCartney - Automne-Hiver 2018 - Prêt-à-porter féminin - Paris - © PixelFormula


Au cours de l'exercice antérieur, la société avait réalisé un bénéfice d'exploitation de 9,1 millions de livres (10,42 millions d'euros) et, si la transaction avec Kering n'était pas totalement finalisée à la fin de l'exercice financier 2018, elle a quand même contribué à convertir ce bénéfice en perte de 10,8 millions de livres (12,37 millions d'euros).

Les coûts de restructuration de l'entreprise et l'ouverture d'un grand flagship sur Old Bond Street à Londres ont contribué à augmenter que les dépenses, qui sont passées de 29 millions de livres (33,2 millions d'euros) en 2017 à 49 millions de livres (56,09 millions d'euros) en 2018.

Les ventes sont restées stables pendant cette période — elles n'ont progressé que d'un modeste 0,2 % après avoir cru de 2 % en 2017 — pour atteindre 42,6 millions de livres (48,8 millions d'euros).

La société s'est refusée à donner des informations sur son exercice 2019, bénéficiant désormais d'un partenariat avec LVMH (qui laisse le contrôle sur sa marque à Stella McCartney, ndlr).

La stratégie de l'entreprise britannique consiste à étoffer son réseau de vente au détail en exploitant de nouveaux magasins, notamment en Asie.

D'ailleurs, la société, fortement axée sur l'international, ne semble pas s'inquiéter des conséquences du Brexit puisque moins de 5 % de ses recettes proviennent de ses boutiques britanniques. Seule une petite partie de ses ventes dépend de la circulation transfrontalière des marchandises vers la Grande-Bretagne.

En outre, la majorité des revenus étrangers enregistrés par la société concernent les redevances, qui bénéficient des conventions fiscales internationales du Royaume-Uni et ne devraient pas être affectées par le Brexit.

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