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Les echos
Publié le
27 févr. 2008
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Suspicion d'entente sur les prix chez les géants du rayon Droguerie, Parfumerie, Hygiène

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Les echos
Publié le
27 févr. 2008

Une nouvelle affaire d'entente sur les prix ? Neuf mastodontes de la grande consommation, et particulièrement du DPH (Droguerie Parfumerie Hygiène) font actuellement l'objet d'une enquête de la part de la DGCCRF, révèle mercredi 27 février le Figaro. Les Américains Procter & Gamble, Sara Lee, Colgate-Palmolive, SC Johnson, l'Allemand Henkel, le Britannique Reckitt Benckiser et l'Anglo-Néerlandais Unilever sont suspectés d'entente sur les prix de produits d'entretien et d'insecticide.

Entre fin 2004 et fin 2005, ils auraient mis en commun diverses informations allant d'études de marché complètes aux prix pratiqués par les uns et les autres, en passant par les conditions pratiquées par les distributeurs. Ces pratiques ont été dénoncées par le groupe Johnson, lui-même, qui a saisi le Conseil de la concurrence, afin de bénéficier d'une procédure de clémence, applicable aux "repentis".

L'Américain a d'ailleurs été ultérieurement rejoint par son compatriote Colgate, qui a décidé d'avouer avoir participé à une autre entente avec Procter et Unilever, sur le marché des produits corporels, cette fois.

Les entreprises mises en causes peuvent affûter leur défense jusqu'à réception de "la notification des griefs". "L'entente anticoncurrentielle" est une pratique prohibée par l'article L. 420-1 du Code de commerce. Elle est constituée d'un "accord ou (d') une action concertée qui a pour objet ou peut avoir pour effet d'empêcher, de restreindre ou de fausser le jeu de la concurrence sur un marché de produits ou de services déterminé". Le montant de la sanction est "plafonné à 10 % du chiffre d'affaires mondial hors taxes le plus élevé réalisé au cours d'un des exercices clos depuis l'exercice précédant celui au cours duquel les pratiques ont été mises en oeuvre".

Au cours des cinq dernières années, plusieurs amendes ont été infligées par le Conseil de la concurrence pour entente sur les prix, dans les secteurs extrêmement divers allant des roulements à billes aux parfumeries de luxe, en passant par la boulangerie ou les aliments poru chiens. En fin d'année dernière, cinq fabricants de jouets et trois distributeurs ont été sanctionnés à hauteur de 37 millions d'euros.

Et puis, il y a une semaine, de l'autre côté du Rhin, l'office anti-cartel allemand a infligé des amendes d'un montant total de plus de 35 millions d'euros pour entente sur les prix à certains des groupes concernés par l'enquête française, dont Henkel, la filiale allemande de l'américain Sara Lee et la filiale allemande du néerlandais Unilever.

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