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T.ba : la chevauchée internationale de la marque espagnole passe par Paris

Traduit par
Clémentine Martin
Publié le
today 15 janv. 2020
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Fondée en 1999 par Mercedes López de Carrizosa et sa sœur, la marque T.ba propose des collections féminines inspirées de l’univers de l’équitation. L’idée est née d’un besoin : les deux sœurs empruntaient les vêtements de leurs frères pour monter à cheval, et identifièrent rapidement un marché de niche. Aujourd’hui, T.ba dépasse les limites d’une simple marque fonctionnelle et pratique : avec une meilleure intégration de la dimension mode, elle propose des collections saisonnières, dispose de trois boutiques (une à Madrid, deux à Londres) et réalise un chiffre d’affaires annuel de 5 millions d’euros.


En affirmant toujours plus son propos mode, T.ba s'est construit un style folk - T.ba - Facebook


T.ba fabrique pratiquement sur-mesure. "Nous présentons les matières et les clientes choisissent le modèle qu’elles souhaitent dans leur tissu préféré", détaille Gonzalo Prado, le PDG de la firme. "Nous fabriquons des collections différentes suivant le canal, wholesale ou vente directe. Tout comme nos clientes, nous accordons beaucoup d’importance au patronage. De plus, nous créons tout de A à Z : les tissus, les boutons, les doublures… nos vêtements doivent être spéciaux", renchérit-il.

Actuellement, le catalogue de T.ba est plus fourni qu’à ses débuts. Mais la marque conserve l’esprit qui l’a vue naître, avec un style évoquant un folk auréolé de chic et d’exclusivité. T.ba propose des tailles allant du 36 au 50. Depuis quelques saisons, elle tente de faire connaître sa ligne invitée, une niche en plein essor pour ces produits 100 % made in Spain. "Nous fabriquons localement et nos pièces sont conçues pour durer et même pour être transmises d’une génération sur l’autre", souligne Gonzalo Prado.

Les États-Unis et la Grande-Bretagne, deux marchés fondamentaux



Les ventes de T.ba sont presque équitablement réparties entre la vente en gros et la vente directe via ses boutiques physiques. En wholesale, la marque dispose de 135 points de vente dans 22 pays, mais les États-Unis et la Grande-Bretagne concentrent la majeure partie des opérations. C’est d’ailleurs dans la capitale anglaise que la marque a installé deux boutiques en propre, l’une dans le quartier de Chelsea depuis 2014 et l’autre à Mayfair, ouverte en 2017. "Les deux espaces fonctionnent très bien", se félicite Gonzalo Prado, qui pointe que la marque est destinée à une cliente "internationale et cosmopolite".


T.ba possède deux boutiques à Londres - T.ba - Facebook


T.ba propose aussi naturellement ses créations dans son pays, l'Espagne, via une boutique propre dans la rue Lagasca à Madrid et deux corners chez El Corte Inglés à Serrano et Castellana, également dans la capitale. Mais le wholesale espagnol ne représente que 15 % de ses ventes.

Dans le but de dynamiser sa présence à l’étranger, T.ba participera à la prochaine édition du salon Who’s Next à Paris, qui aura lieu du 17 au 20 janvier. "Nous misons sur Paris depuis 16 ans. C’est un salon intéressant, parce qu’il y a des clients que nous y voyons tout le temps, mais nous aimerions bien pouvoir y capter de nouveaux clients, nous espérons notamment attirer les grands magasins", rêve Gonzalo Prado. En plus du salon Who’s Next, T.ba participe chaque année à quatre salons aux États-Unis (à Las Vegas et New York, pour les saisons hiver et été), au Salon de la chasse de Nuremberg et au Salon de la mode de Salzbourg.

Pour 2020, la marque veut se concentrer sur l’étranger. "Nous cherchons des partenaires stratégiques pour renforcer notre présence au Mexique et aux États-Unis. Nous avons beaucoup de potentiel de croissance en Amérique", conclut le PDG de la marque.

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