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Thom Browne ou la Nouvelle-Angleterre à la cour de Marie-Antoinette

Publié le
today 29 sept. 2019
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Pour le défilé de Thom Browne, qui a présenté son méli-mélo de références historiques dimanche après-midi, la cour vitrée des Beaux-Arts de Paris était comble.


Thom Browne - Printemps-Été 2020 - Prêt-à-porter féminin - Paris - Photo: FashionNetwork.com / Godfrey Deeny


"Voilà ma vision d'une Nouvelle-Angleterre bon chic bon genre, qui débarque avec ses chiots et ses dauphins pour rencontrer le 18e siècle, et s'amuse un peu sur le chemin", nous expliquait le créateur américain dans les coulisses — tout aussi bondées — de son défilé, alors qu'une dizaine d'équipes de télévision attendaient patiemment leur tour.
 
À lui seul, son décor résumait son propos : quatre jeunes femmes, perchées sur des dauphins en métal, surplombant un parterre de fleurs artificielles réalisées dans le tissu estival favori de Thom Browne, le coton seersucker.

Dès les premières silhouettes, on a assisté à la confrontation de deux époques bien distinctes : des blazers d'étudiants de la haute, parfois embossés ou imprimés de dauphins ou de vaisseaux pirates, et des crinolines du 18e, dont la structure à baleines était apparente la plupart du temps.
 
Les mannequins étaient coiffés d'imposantes perruques, dignes de La Folie du roi George de Nicholas Hytner ou des festivités du Marie Antoinette de Sofia Coppola, et toutes recouvertes d'un voile. Ces étranges silhouettes arpentaient le podium comme des dames, chaussées de bottines en seersucker aux talons futuristes. Thom Browne avait même prêté des manteaux de sa collection à toute une bande de photographes accrédités pour accentuer son effet... 

Et parmi toutes ces fantaisies vestimentaires, on trouvait tout de même quelques vêtements très portables. Jolis, raffinés et pleins d'optimisme, à l'image de Thom Browne et de sa marque.


Thom Browne Printemps-Été 20 - Prêt-à-porter féminin - Photo: FashionNetwork.com / Godfrey Deeny


Et le moins qu'on puisse dire, c'est que le label new-yorkais sait comment s'y prendre pour attirer l'attention des médias — Le New York Times, Vanity Fair, Harper's Bazaar et une foule de rédactrices du Vogue américain, Anna Wintour en tête, avaient fait le déplacement. La célèbre rédactrice en chef côtoyait le compagnon de Thom Browne, Andrew Bolton, conservateur principal du célèbre Costume Institute du Metropolitan Museum.
 
Pour le finale, les mannequins ont toutes levé délicatement leurs voiles pour s'embrasser avec délicatesse, tandis que la voix de Tosca retentissait dans les hauts-parleurs.