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13 mai 2020
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Tie Rack : l'enseigne d'accessoires placée en redressement judiciaire

Publié le
13 mai 2020

Un nouvel acteur de la mode a dû opter pour le redressement judiciaire. Après Orchestra ou André, c'est au tour de l'enseigne d'accessoires Tie Rack de se plier à cette procédure qui a été ouverte le 29 avril dernier auprès du tribunal de commerce de Nanterre. Une marque d'origine britannique, qui a entamé une seconde vie sur le territoire français il y a six ans.


Le concept magasin de l'enseigne - Tie Rack


Née en 1981 outre-Manche, Tie Rack appartient depuis 2014 au groupe lyonnais Dutel, spécialiste textile du jacquard, qui était auparavant le master-franchisé de l'enseigne pour l'Hexagone. Depuis lors, la chaîne n'est restée active qu'en France et s'appuie aujourd'hui sur un réseau de 27 points de vente, dont une dizaine situés en région parisienne (centres-villes et centres commerciaux).

Très étendue, l'offre de l'enseigne qui cible surtout les urbains actifs se compose de foulards, gants, cravates, chapeaux et sacs pour homme et femme. Soit environ 1 500 références par saison. Un virage plus mode a été pris en 2018 pour ancrer la marque dans l'air du temps (en privilégiant la tendance au côté formel) et rajeunir sa clientèle. Contactée, la direction de l'enseigne n'a pas répondu à notre sollicitation.


Exemples de produits de la collection actuelle (Tie Rack/Instagram)


L'entreprise, dont le siège social est basé à La Défense, emploie à ce jour 109 personnes, et a réalisé en 2019 un chiffre d'affaires de 10 millions d'euros, si l'on en croît le document qui a été diffusé pour attirer des repreneurs. Car cette procédure judiciaire implique pour la marque la quête de nouveaux propriétaires. Dans ce cadre, les offres de reprise sont à déposer jusqu'au 4 juin 2020.

Cette défaillance vient donc s'ajouter à celles de plusieurs acteurs de la mode, dont Orchestra, André, La Halle ou Gerbe, accélérées par la crise sanitaire qui met à mal les entreprises du retail déjà fragilisées. Les procédures de ce type pourraient se multiplier dans les semaines à venir, surtout pour les marques qui n'ont pu se voir attribuer de prêt garanti par l'Etat pour tenter de traverser la tempête.

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