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Travail des enfants : la Birmanie s'engage auprès de l'Organisation internationale du travail

Publié le
25 juin 2020
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La Birmanie a signé il y a quelques jours la convention 138 de l'Organisation internationale du travail (OIT) qui fixe à 15 ans (14 ans dans certains pays) l'âge minimum légal pour l'emploi, et à 18 ans pour des tâches en lien avec des outils et produits dangereux. Une étape aussi importante que symbolique, la Birmanie affichant le plus forte croissance parmi le sourcing d'habillement occidental.


ILO


Chez les enfants birmans de 5 à 17 ans, pas moins de 9,3% seraient concernés par le travail infantile, dont 600.000 dans des environnements de travail dangereux, selon l'OIT. Une organisation pour qui la signature de la Birmanie intervient comme une petite victoire. Un récent rapport expliquait ses craintes de voir la crise du Covid-19 pousser plusieurs millions d'enfants vers les usines et ateliers, leur travail à bas coût offrant à des entreprises de pays pauvres une chance d'accélérer la relance économique.

En moins d'une décennie, la Birmanie s'est hissée dans le top 10 des fournisseurs de l'Union européenne en matière d'habillement

Une crainte qui ne se limite d'ailleurs pas au travail infantile. L'Inde réfléchit actuellement à une suspension temporaire de sa loi du travail afin d'accompagner la reprise, débat qui a poussé les donneurs internationaux à intervenir directement auprès du Premier ministre. Au Cambodge, où ce printemps devait marquer la fin des négociations autour du salaire minimal, les industriels appellent de leur côté à mettre les négociations en suspens le temps de la crise. Au risque, selon les ONG, de devoir reprendre l'ensemble des débats depuis le départ.

En moins d'une décennie, la Birmanie s'est hissée dans le top 10 des fournisseurs de l'Union européenne en matière d'habillement. L'an passé, le pays occupait la neuvième position, avec l'équivalent de 2,4 milliards d'euros d'habillement expédiés ver le Vieux Continent. Le tout porté par une hausse de 43% en seulement un an, de loin la plus forte progression de tous les pays d'approvisionnement de la filière.


ILO


Selon l'OIT, le travail infantile touche 152 millions d'enfants de 5 à 17 ans dans le monde, dont 73 millions dans des environnementaux dangereux pour leur sécurité et leur santé. Ce seraient 7,4% des enfants de la zone Asie-Pacifique qui seraient concernés, d'après l'organisme. Cambodge, Indonésie, Philippines et Vietnam, fournisseurs clefs du textile-habillement occidental, figurent parmi les pays touchés.

Mais le travail infantile concerne aussi 4,1% des enfants d'Europe et d'Asie centrale, 5,3 % de ceux vivant en Amérique et 2,9% au Moyen-Orient. Mais la zone la plus problématique reste l'Afrique, avec 19,6% d'enfants employés. Un sujet d'importance à l'heure où le continent est couramment perçu comme la prochaine grande destination de sourcing manufacturier, en réponse à la hausse des coûts en Asie.

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