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21 janv. 2021
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Travailleurs du textile: un portail commun pour les ONG de défense

Publié le
21 janv. 2021

Trois ONG spécialisées dans la défense des ouvriers du textile annonce le déploiement d'un portail commun sur le sujet. Par cette opération, Clean Clothes Campaign (CCC), l'Asia Floor Wage Alliance (AFWA) et le Worker-driven Social Responsibility Network (WSRN) entendent mettre à disposition des marques et consommateurs leurs données et recherches, mais aussi clarifier leurs revendications pour les employés de la filière.


Shutterstock


Le site WageForward.org a pour vocation assumée de lutter contre la pauvreté des travailleurs du textile dans le monde. Non pas via l'instauration de salaires minimums, mais bien d'un salaire de subsistance ("living wage"). A savoir un revenu qui permettrait aux travailleurs de dépasser le seuil local de pauvreté. Une revendication qui prend notamment appui sur des initiatives en place comme l'Enforceable Brand Agreements (EBA) et le Worker-driven Social Responsibility (WSR), ainsi que sur des opérations plus spécifiques comme l'Accord on Fire and Building Safety au Bangladesh, ou le Fair Food Program.

"L'écart entre le salaire minimum légal et le salaire de subsistance estimé est un facteur déterminant", indique le CCC. "Les syndicats de nombreux pays producteurs ont formulé des revendications concrètes en matière de salaire vital. Et une formule régionale pour le salaire vital, le 'Asia Floor Wage', a été élaborée par un groupe de syndicats en Asie qui ont exigé que les marques paient cet écart. L'analyse de ces revendications et d'autres points de référence crédibles sur le salaire vital confirme que les salaires doivent en moyenne tripler". 

Le fait que cette démarche commune émerge aujourd'hui n'est pas un hasard. Les ONG pointent que la crise économique a amené les ouvriers, qui d'ordinaire s'inquiètent des retards de salaires, à désormais s'inquiéter de ne plus être payé du tout. Situation dont certains fournisseurs tireraient parti pour réduire les payes et sauvegarder une marge affaiblie par la crise. Les syndicats souligne d'ailleurs que les marques, aujourd'hui promptes à deviser sur le visage que prendra la reprise économique, n'évoquent jamais la situation des petites mains qui les fournissent.

"Le comportement des marques pendant la pandémie nous a montré une fois de plus la totale impitoyabilité des marques envers les personnes qui fabriquent les produits qu'elles vendent", accuse ainsi Ineke Zeldenrust, coordinatrice internationale de CCC. "Ce sont les travailleurs qui font les frais de cette crise. Leurs salaires sont reportés ou ne sont tout simplement pas payés. Cela s'est produit à grande échelle depuis le mois de mars et se poursuit malheureusement encore".

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