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28 oct. 2020
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Trésoreries: des entreprises prêtes pour un nouveau choc ?

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28 oct. 2020

Alors les entreprises se préparent aux conséquences probables de nouvelles mesures sanitaires sur leurs activités, se pose la question de la solidité de leur trésorerie. Pour la première fois depuis mars, les trésoreries des sociétés non-financières (SNF) ont connu en septembre un recul, évalué à 2,3 milliards d’euros, selon la Banque de France. Ce qui n’empêche pas les sociétés, selon l’instance, d’afficher en septembre des trésoreries solides (870,6 milliards d’euros), et même en progression depuis mars notamment grâce aux prêts garantis par l’Etat (PGE). La Banque de France note par ailleurs que l'endettement brut des entreprises sous forme de crédits bancaires et titres de créance a atteint 175 milliards d’euros sur la période mars-septembre.


Banque de France


L’organisme relève également que les crédits bancaires se sont massivement orientés vers les PME non financières, qui ont capté 60% du cumul des crédits sur la période de sept mois, soit 67 milliards d’euros. Surtout, l’autorité financière constate que les prêts garantis par l’Etat (PGE) sont désormais bien moins sollicités, avec un encours atteignant 120,7 milliards d’euros fin septembre. A niveau stable par rapport aux 119,1 milliards d’euros accordés durant le mois d’août.

“Au total, l’endettement net des entreprises est quasi stable par rapport à il y a sept mois”, selon la Banque de France, qui évoque un recul de 1,2 milliard d’euros après la hausse de 2,1 milliards constatée en août. Aboutissant à une hausse cumulée de 300 millions d’euros des dettes nettes sur la période mars-septembre. Une hausse plutôt mesurée, sachant que sur la période allant de janvier 2017 à février 2020, l’endettement net des SNF croissait en moyenne de 4 milliards d’euros par mois.

”La hausse conjointe de la dette brute et de la trésorerie peut s’expliquer par deux facteurs”, pour la Banque de France. “D’une part, certaines entreprises ont sans doute eu un comportement de précaution en utilisant leurs possibilités d’emprunts pour se constituer un coussin supplémentaire de trésorerie. D’autre part, la hausse de trésorerie peut aussi en partie venir des dénouements des crédits inter-entreprises (CIE) en période d’arrêt d’activité. Les entreprises créancières en CIE ont été réglées, et ont gardé cette trésorerie pour pouvoir absorber la hausse de leur besoin en fonds de roulement au moment de la reprise d’activité”.



Banque de France



Une récente étude de BpiFrance montrait que les PGE ont dans 58% des cas été affectés au financement du besoin en fonds de roulement des PME/TPE et à la trésorerie courante. Ils ont également été utilisés dans 23% des cas pour rembourser des dettes préexistantes, et dans 11% des cas pour financer des investissements. Quelque 68% des entreprises interrogées affirment par ailleurs conserver une part importante du PGE en liquidité. “Au total, une partie non négligeable de la dette levée par les SNF depuis mars 2020 est restée en trésorerie”, résume la Banque de France.

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