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15 janv. 2008
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Ultime défilé à Paris pour Valentino après 45 ans d'un succès planétaire

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15 janv. 2008

ROME, 15 jan 2008 (AFP) - Le couturier Valentino, dont le coeur a balancé entre la France et l'Italie pendant ses 45 ans de carrière, a choisi Paris pour présenter le 23 janvier son ultime collection haute couture, un adieu au monde de la mode auquel il a su imposer son élégance raffinée.


Valentino salue à la fin de son défilé printemps-été 2008
Photo : François Guillot/AFP

C'est au coeur du prestigieux Musée Rodin que le couturier italien fera une dernière fois défiler ses précieuses créations, immaculées comme au temps de ses toutes premières collections, ou bien trempées dans ce ton de rouge si particulier qu'il affectionne et auquel il laissera son nom.

"Ce sera une grande collection, un grand défilé un peu unique avec beaucoup de robes", promet-on chez Valentino.

Le couturier âgé de 75 ans avait annoncé en septembre qu'il tirait sa révérence, estimant que "le moment était parfait pour dire adieu au monde de la mode", deux mois seulement après un fastueux défilé organisé à Rome pour les 45 ans de sa maison de couture.

"J'ai eu la chance de faire de ma passion d'adolescent le métier qui m'a donné tant de joies et de reconnaissance, et aussi de réussir à maintenir mon propre style malgré les grands changements qu'a connus la mode", avait résumé Valentino en rendant public son départ.

Le couturier ne souhaite cependant pas lâcher définitivement son aiguille mais "faire autre chose" de son talent, comme dessiner des costumes pour l'opéra ou le ballet.

"Je veux m'amuser un peu parce que j'ai toujours été cloué dans des maisons de couture en dessinant des centaines de croquis chaque saison. Je veux m'arrêter au top de ma gloire", avait-il expliqué à l'issue de son dernier défilé de prêt-à-porter, en octobre à Paris.

Paris, cette capitale française si chère à son coeur où il présentait depuis 1989 ses collections, ayant décidé de ne laisser en Italie, à Milan, que sa ligne masculine.


Création Valentino 2007 à Paris
Photo : François Guillot/AFP

C'est en France que le couturier avait choisi de se former, à l'Ecole des Beaux Arts et à la Chambre Syndicale de la Couture Parisienne, avant de faire son apprentissage avec le Français Guy Laroche.

C'est pourtant à Rome qu'il ouvre son premier atelier en 1959. S'il se fait remarquer dès ses premiers défilés, c'est en 1968 qu'il rencontre véritablement le succès avec sa fameuse "Collection blanche". Les célébrités du monde entier se l'arrachent dès la fin des années 1960 et parmi elles Jackie Kennedy, qui devient sa muse.

Lors d'un voyage à Barcelone, il ressent l'"un des plus grands chocs de (s)a vie en rencontrant Diana Vreeland, rédactrice en chef de Vogue USA et grande amoureuse du rouge, qui lui transmet sa passion pour cette couleur.

Le couturier a alors créé pour ses collections le "rouge Valentino", un ton profond, sanguin et passionnel.

"Il y a le pape, et il y a Valentino. Dans cette ville, personne d'autre n'est autant connu", avait résumé le maire de Rome Walter Veltroni.

Vendue en 1998, la maison de couture est passée entre les mains de plusieurs groupes d'investisseurs. Le Valentino Fashion Group, entité dont elle faisait partie, a été racheté en mai dernier par le fonds d'investissement britannique Permira.

Deux stylistes italiens prendront la suite du maître chez Valentino, Alessandra Facchinetti, ex-directrice artistique de Gucci, qui signera les collections femme, et Ferruccio Pozzoni, venu de Prada, qui s'occupera de la ligne homme.

Par Katia DOLMADJIAN

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