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24 sept. 2020
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Un sondage souligne une attente de redéfinition des calendriers de la mode

Publié le
24 sept. 2020

Alors que ce 25 septembre débute l'édition automnale de l'opération commerciale French Days, une enquête sur les nouveaux calendriers de la mode souligne l'attente d'un encadrement des périodes de promotions.


Le sondage mené par WSN souligne une attente d'un encadrement des promotions de la part des détaillants - WSN Developpement



Concernant les ventes privées et les opérations promotionnelles hors soldes, 92,1% des répondants de l'enquête souhaitent leur encadrement. Un message fort porté en premier lieu par les commerçants indépendants, qui sont les acteurs qui ont le plus répondu aux questions.

Des détaillants, des acheteurs, des marques et des agents ont principalement apporté leur regard et ont, via leurs témoignages, souligné l'importance de limiter les prix barrés pour redonner une valeur au produit : "Je souhaite que tous les acteurs de la profession soient soumis aux mêmes règles, plus de promotions en dehors des deux périodes de soldes, plus de black friday ou autre, habituez de nouveau le client à acheter les choses au prix juste."

Décaler les périodes de soldes de 3 à 4 semaines



Et l'autre point clé ressortant de cette étude est l'attente de nouveau formulée de voir le calendrier des soldes être remanié. La première version de l'étude avait été un argument de poids dans le décalage de la date de début de la dernière période de soldes.

Pour la période de soldes d'hiver, 83,4% des répondants souhaitent voir les dates décalées. Dans le détail, 49,3% d'entre eux optent pour un décalage de 3 à 4 semaines.

Les raisons invoquées? D'abord, pour près de la moitié des répondants, ce décalage permettrait de donner du sens, avec un produit correspondant plus au climat de la saison. "Le décalage des soldes apporterait du sens sur le fait de proposer les produits au moment où le client final en a besoin, précise Loic Rouault du Showroom Mathom. Et puis sur cette saison, la majorité des marchandises ont été livrées entre fin aout et le 15 octobre. Les boutiques n’auront pas eu le temps d'exploiter correctement ces produits. Mécaniquement, avec le report des dates de livraisons, c’est décalé pour les commerçants. En repoussant la date de soldes on allègera les problèmes de marges des boutiques".

Cette année, avec des températures très clémentes au mois de septembre, ce décalage forcé du calendrier a pour certains même été un atout, les rayons étant encore fournis en produits estivaux.


La majorité des acteurs conviennent de la nécessité de décaler la date de début des soldes - WSN Developpement



Mais pour les répondants vendre au prix juste et renforcer leur trésorerie sont aussi des arguments pour décaler les dates des soldes de janvier à février. Ce sondage permettra de donner des arguments aux acteurs favorables à ce décalage de dates et il reste à voir si Bercy sera de nouveau sensible à ces arguments.

Un décalage de date de démarrage des soldes également plébiscité pour la période estivale, la aussi pour 48,3% des répondants le décalage est attendu de 3 ou 4 semaines, comme l'été dernier où les soldes ont débuté mi-juillet. Pour autant, ce report au coeur de l'été a soulevé la problématique de la différence entre les territoires : désertés par les touristes et les urbains, les soldes n'ont pas été un moteur pour le commerce parisien et dans plusieurs grandes villes de France. Se pose la question d'une adaptation du calendrier par région.

Faisant suite à la première version de l'étude, qui en avril dernier permettait aux acteurs du secteur de s'exprimer sur le calendrier des soldes et des promotions, cette seconde étude reprend donc les thématiques clés.

Portée par l'organisateur de salon WSN Developpement, avec l'appui d'acteurs de différents professionnels du secteur comme Patrick Aboukrat  d'Abou d’Abi Bazar, Bernadette Hirsch de Mademoiselle H, Gary Silvestre Siaz de G2S Agency et Loic Rouault du Showroom Mathom, cette consultation en ligne s'est déroulée sur les mois d'août et septembre.

Au final c
e sont 987 professionnels qui ont apporté leur regard sur ces sujets, dont 79% de détaillants et acheteurs, 17% de marques et d'agents et le reste d'institutionnels et prestataires. À noter que pour ce sondage en ligne aucun professionnel des grands magasins n'a participé et très peu d'e-commerçants et de franchisés se sont exprimés. En revanche, les détaillants multimarques ont été nombreux a apporter leur regard.



 

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