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Traduit par
Cecile Herrero
Publié le
3 oct. 2022
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7 minutes
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Un week-end de mode à Paris: Valentino, Akris, Elie Saab et Givenchy

Traduit par
Cecile Herrero
Publié le
3 oct. 2022

Week-end de la Fashion Week de Paris: "déballage" chez Valentino ; célébration du centenaire d'Akris ; romantisme rock chez Elie Saab et fiasco mode chez Givenchy.

Valentino: le maximalisme rencontre le minimalisme



Le maximalisme a rencontré le minimalisme dans la collection révolutionnaire de Pierpaolo Piccioli pour la maison Valentino, dimanche midi, où un bon quart du public était composé d'admirateurs vêtus de dizaines de looks roses du défilé tout rose de la saison dernière. Même si la plus belle image du premier rang était Zendaya, scintillante dans des paillettes noires. Son arrivée, 40 minutes après l'heure officielle de début du défilé, a provoqué un immense concert de cris de la part des milliers de fans présents à l'extérieur.


Valentino - Spring-Summer2023 - Womenswear - Paris - © PixelFormula


Une fois la star bien installée, le premier mannequin est apparu dans le nouvel imprimé logo multi-V Toile Iconographe de Pierpaolo Piccoli, transformé en une robe cape très fine avec collants, chaussures, pochette et même le visage assortis, grâce à un maquillage logo remarquablement ingénieux.

Pierpaolo Piccioli a rarement drapé de meilleurs vêtements, qu'il s'agisse de robes en mousseline marron splendidement sculptées ou d'ingénieuses robes cape en georgette noire qui pouvaient soit s'enrouler autour du torse, soit être jetées sur l'épaule pour révéler un dos ouvert.

Le grand concept de Pierpaolo Piccioli pour le printemps prochain s'appelle 'Unboxing', ou l'extension des codes de la maison de la mousseline, du nœud, des paillettes et un peu de grandeur en fonction de chacun en termes de proportion et de taille.

Cette saison, il a proposé un nouveau justaucorps et un nouveau body en lycra de couleur chair, pour mieux accompagner des robes de cocktail étroites, magnifiques et quelque peu révélatrices, dans de merveilleux étalages de paillettes et de fragments de plastique.  

Un casting élargi, pour un répertoire d'idées élargi, car le créateur a brillamment amené l'ADN de Valentino sur un nouveau terrain. Son casting comprenait même un punk avec un Mohican géant. Difficile d'imaginer Valentino Garavani essayant cela. 

Lors d'une avant-première, Pierpaolo Piccioli a expliqué qu'il avait rencontré un jeune homme à Rome, qui lui a dit qu'il avait toujours voulu être mannequin dans un défilé, mais qu'il ne changerait jamais rien à son look pour réaliser son rêve.

"Je lui ai dit qu'il ne devait rien changer et je l'ai fait participer au défilé", a gloussé le natif de Rome en envoyant une cabine surprenante, qui convenait à sa collection révolutionnaire. 


Akris: un anniversaire qui fait autorité



Comment habiller les femmes d'autorité, les dames d'intelligence et les femmes en position de leadership sans tomber dans le piège de reproduire des codes masculins pour prétendument leur donner du pouvoir? Albert Kriemler, directeur de la création de la marque familiale Akris, a toujours su trouver des solutions ingénieuses.


Akris - Spring-Summer2023 - Womenswear - Paris - © PixelFormula


L'une des nombreuses preuves de son succès est que la maison a célébré ce week-end son centenaire avec une collection raffinée et noble, mise en scène sous un ciel menaçant à la fontaine du palais de Tokyo. Le tout avec une toile de fond spéciale pour la journée, la sculpture arc-en-ciel scintillante We Are Poems d'Ugo Rondinone, soulignant l'objectif déclaré de la fondatrice et grand-mère Alice "de définir la présence d'une femme et de renforcer son charisme."

Albert Kriemler fait partie de ces designers dont le travail commence par une esquisse. Les non-professionnels seraient surpris de voir combien de directeurs de la création d'aujourd'hui n'en font pas leur point de départ.

L'esquisse graphique d'Albert d'un manteau à épaulettes ceinturé faisant revivre un classique de la maison, est apparue dans son élégant programme de défilé. Avant cela, un manteau magnifiquement coupé a ouvert le défilé. Réalisé en vigogne double face et porté avec des sneakers assorties, il était très classe et très actuel. Il était tiré d'une version qu'Albert a découverte dans les archives de la maison datant de 1978, dans le cadre d'une reconsidération étendue de l'héritage de la marque pour célébrer son centenaire.

La griffe Akris, qui est née à Saint-Gall, en Suisse, inclut le tissu caractéristique de sa ville natale, la dentelle guipure, dans la plupart de ses collections. Rarement avec autant de distinction que cette saison avec des chemisiers aux teintes cuivrées, des robes à l'or délavé et un chemisier blanc romantique.

Avec la tour Eiffel en toile de fond, de l'autre côté du fleuve, son casting était merveilleusement hétérogène - des jeunes femmes à la coiffure afro, des trentenaires aux cheveux noirs coupés en brosse, des beautés aux cheveux gris et des Parisiennes raffinées. Quelles que soient leurs origines, elles avaient toutes beaucoup de prestance.

Ajoutez à cela de superbes combinaisons ou trenchs imprimés Croquis, des robes de cocktail et des robes en maille perforée, ainsi qu'un quatuor de robes sans manches plissées sur le devant, et vous obtenez une belle déclaration de mode. 

La grand-mère Alice Kriemler-Schoch, qui a fondé l'entreprise en 1922, serait certainement fière de voir la troisième génération, dirigée par Albert et son frère Peter, CEO, faire de la marque un tel succès. La réponse suisse à Chanel, qui a habillé tout le monde, d'Amal Clooney et Condoleezza Rice en passant par Angelina Jolie et la princesse de Monaco Charlene, qui était assise aux côtés d'Albert lors d'un dîner de célébration au palais de Tokyo. Un dîner arrosé d'une autre découverte suisse, le Domaine Donatsch, un chardonnay qui rivalise avec de nombreux grands bourgognes.

Givenchy: du Jardin des plantes au Triangle des Bermudes



Les dieux de la météo ont été cruels avec Givenchy cette saison et les muses de la mode ont été plutôt méchantes aussi. Un défilé en plein air retardé de 40 minutes par la pluie, et une collection qui était vraiment un pétard mouillé. Du début à la fin.


Givenchy - Spring-Summer2023 - Womenswear - Paris - © PixelFormula


Même la présence de top-modèles comme Bella et Gigi Hadid n'a pas pu sauver cette collection, si dénuée de finesse et si clichée de bout en bout. Gigi, en particulier, était vêtue d'un combo logo denim vraiment épouvantable, composé d'une veste oversize et d'une jupe à poches cargo. Bella était encore plus mal en point. Elle s'est enfoncée dans une jupe mi-mollet en denim minable et un vilain soutien-gorge en denim.

Quant aux tenues de soirée, une série de robes de cocktail maladroitement drapées, souvent coupées sur un côté pour révéler un soutien-gorge intérieur. Difficile de comprendre comment on a pu penser que l'on pouvait inclure ces looks dans le défilé de l'une des grandes maisons de couture de Paris.

De plus, moins on en dit sur les bottines de prostituée lacées, que la plupart de la cabine portait, mieux c'est.

Le seul point positif de ce spectacle était le podium et le décor en liège brun foncé. Il était donc plus facile de le sécher, ce qui a permis à Kanye West, Olivia Palermo, Georgia May Jagger et Noomi Rapace de s'asseoir plus confortablement.

A part ça, c'était comme un accident de train. "Avant moi le déluge" (en français dans le texte). D'autant plus décevant que le créateur de la maison, Matthew Williams, avait présenté en juin une collection masculine très fine et inventive. 

Il est difficile de comprendre pourquoi cette marque s'est avérée si problématique depuis la retraite d'Hubert de Givenchy. Trois créateurs britanniques - John Galliano, Alexander McQueen et Julien Macdonald - ont à peine tenu quelques saisons, transformant immédiatement Givenchy en une porte tournante. Riccardo Tisci, lui, a au moins fait un succès d'estime lors de son séjour prolongé avec sa mode gothique méditerranéenne, sans pour autant augmenter les revenus de manière significative et en ignorant la plupart des codes de la maison. Avant qu'une autre " Brit", Clare Waight Keller, ne rétablisse une grande partie de l'ADN du fondateur, sans toutefois gagner beaucoup de terrain.

Rien d'étonnant à ce que Givenchy apparaisse comme le triangle des Bermudes de la mode, une maison historique où même les designers les plus talentueux ont tendance à se perdre. Comme Williams l'a fait cette saison.

Elie Saab: chaleureux, riche et portable



Un changement de direction rapide chez Elie Saab, où le couturier a injecté un soupçon d'artiste cool dans son esthétique, et n'en a été que meilleur.


Elie Saab - Spring-Summer2023 - Womenswear - Paris - © PixelFormula


Il a joué avec ses fleurs préférées, les a renforcées avec des blocs de couleurs bien choisis, comme des mélanges de jaune canari et de blanc, des jupes à volants teintés et des soutiens-gorge de sport.

Mais l'idée maîtresse d'Elie était une douzaine de looks en dentelle robuste, crochetée en de charmants crop tops, jupes fendues, pantalons à jambes larges et même des hoodies, pour un coucher de soleil frisquet. Le tout agrémenté d'astucieuses plateformes et compensées recouvertes de corde.

Pourtant, le cœur du sujet avec Elie sera toujours le soir, cette saison mettant en vedette des déesses du rock. Ses robes ont été rehaussées de bouquets de vignes florales en broderie de fil cousues sur du tulle nude et des robes de cocktail à découpes.

Avant de changer à nouveau de registre avec des robes fluides en georgette rose foncé et violet romain impérial. Des broches florales émaillées sur des nœuds, des boucles d'oreilles et des clips d'oreilles Elie Saab complètent le tout. 

Tout comme la nouvelle version inédite de Saab by Saab, son premier rang était un mélange éclectique, avec notamment Olivia Palermo, l'animatrice et star de la télévision du Golfe Diala Makki et Guram Gvasalia.

"Un chic intemporel avec une touche de fraîcheur du jardin", tel était le commentaire de Saab.
 

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