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22 nov. 2012
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Une ONG pointe ces marques qui "alimentent l’esclavage moderne"

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22 nov. 2012

L’ONG, Not For Sale, qui lutte contre le trafic humain et l’esclavage moderne, publie son rapport Apparel Industry Trends. Si ce dernier loue les efforts de plusieurs marques, il se montre cinglant avec les entreprises les plus négligentes.

Carte du travail forcé et infantile dans la culture du coton.

Carter’s, Quiksilver, Walmart, et Aramark sont ainsi nommément accusées "d’alimenter l’esclavage moderne par leur négligence". Quant aux marques Abercrombie & Fitch, Adidas, Carter’s, Gap, H&M et Walmart, elles sont pointées comme responsables de violation du droit du travail dans des cas où elles ne peuvent plaider l’ignorance car faisant l’objet de campagnes d’informations.

Le rapport donne en exemple les politiques de traçabilité et de transparence mises en place par certaines marques, telles Patagonia ou Timberland. Dans le domaine du droit des travailleurs, Timberland et Hanesbrand prennent place parmi les bons élèves. Asics, New Balance, Nike et Puma sont également saluées pour les bonnes pratiques en matière de libertés syndicales, après la signature d’un protocole commun en 2011.

Photo : Issouf Sanogo/AFP

En matière de politique de lutte contre le travail forcé et infantile, l’ONG cite notamment le groupe Inditex (Zara), tandis que le Suédois H&M prend place parmi les meilleurs. Et du côté de la formation et de la surveillance des fournisseurs, c’est le groupe Phillips Van Heusen (Calvin Klein, Tommy Hilfiger…) qui est notamment cité pour ses initiatives.

Dans ces quatre catégories sont également nommés les plus mauvais élèves. Le groupe Lacoste écope par exemple de la plus basse note dans les quatre domaines, de même que Skechers. Parmi les autres marques mal notées figurent notamment Blauer, Forever 21, Quiksilver, ou encore Walmart.

Ce rapport dresse également la carte mondiale du travail forcé et infantile dans le secteur du textile et de l’habillement. Dans la production textile, la Chine, le Bangladesh et l'Ethiopie bafoueraient les règles. Ils sont encore plus nombreux à le faire pour les activités de coupe, de couture et d’Impression, avec l’Argentine, la Chine, l’Inde, la Malaisie, la Thaïlande et le Bangladesh.

Mais le plus tristement spectaculaire concerne la production du coton: Argentine, Paraguay, Brésil, Burkina Faso, Bénin, Zambie, Egypte, Turquie, Chine et Pakistan sont concernés. Sans oublier le Turkménistan, l’Ouzbékistan, le Kazakhstan, le Tadjikistan et le Kirghizstan.

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