×
Publicités
Publié le
26 nov. 2008
Temps de lecture
2 minutes
Partager
Télécharger
Télécharger l'article
Imprimer
Cliquer ici pour imprimer
Taille du texte
aA+ aA-

Une vague de licenciements secoue Claire’s

Publié le
26 nov. 2008

FashionMag.com annonçait le 17 novembre dernier l’élargissement du cercle des collaborateurs de Claire’s avec l’arrivée de Kenny Wilson à la tête du marché européen. Hélas, il semblerait que le cercle n’aille pas en s’agrandissant puisque le spécialiste de l’accessoire à prix doux entreprend un plan de restructuration sur le Vieux Continent, et plus particulièrement en France, où le siège social parisien devrait perdre presque 40 % de ses effectifs.

Sur les soixante-dix postes que compte la maison-mère hexagonale, vingt-six sont d’ores et déjà plus que sur la sellette. Les services les plus menacés ? Sans conteste, le service finance dont la totalité des quatorze emplois devrait être supprimée, ainsi que celui des opérations dont trois personnes devraient rester sur les quinze postes actuellement en place.

Les premières lettres de licenciements sont censées arriver à leurs destinataires en janvier prochain, soit à peine deux mois après l’annonce d’une vague de licenciement au personnel concerné. Ce dernier, prévenu le 27 octobre, attend un troisième Comité d’Entreprise Extraordinaire (CEE) le 8 décembre prochain, et espère pouvoir négocier avec la direction ; mais, selon certains, « tout est actuellement fait pour engendrer des départs volontaires ». « Malgré la nomination de deux experts comptable et technique, la direction n’a rien lâché lors du deuxième CEE lundi 24 novembre », explique-t-on.

Et la crise financière ne semblerait pas être la cause principale de ce resserrement des effectifs. Des voix s’élèvent pour arguer « l’endettement de la société suite au LBO » et soulignent « des chiffres en déclin depuis six mois et l’adoption d’une nouvelle stratégie de développement ». Des arguments qui ne justifieraient pas pour certains les licenciements annoncés. « Avec deux cent dix points de vente, la France est l’un des seuls pays à jouir de résultats positifs », affirme-t-on à FashionMag.com.

Un pays qui ne serait d’ailleurs pas le seul à être touché par la suppression de postes. Ainsi, chez Claire’s UK, un certain nombre de districts managers auraient déjà perdu leur emploi.

Un plan de restructuration dont l’entreprise américaine n’a pas encore fait part hors des murs de ses locaux et qui intervient près d’un an et demi après le rachat de la chaîne par le fonds d’investissement Apollo Management pour une somme d’environ 2,32 milliards d'euros. La raison invoquée serait simple : il s’agirait de réduction des coûts en programmant la centralisation des activités en Grande-Bretagne ; une centralisation entre autres favorisée voire motivée par la crise financière, même si, pour reprendre les propos de certains, cette dernière « a bon dos ».

Tous droits de reproduction et de représentation réservés.
© 2022 FashionNetwork.com