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23 sept. 2021
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Veepee fait reconnaître la marque "Vente-Privée" en justice

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23 sept. 2021

En janvier, le tribunal de grande instance de Paris prononçait la nullité de la marque Vente-Privée. L'entreprise, rebaptisée Veepee en 2019, vient de faire casser ce jugement en appel, dans cette affaire qui l'oppose de longue date à son challenger Showroomprivé.



Dans son arrêt du 17 septembre, la Cour d'Appel de Paris a confirmé la légitimité qu'avait l'entreprise à déposer la marque Vente-Privée "afin de préserver ses droits", sans interdire aux concurrents d'utiliser l'expression "vente privée" dans son sens usuel. ShowroomPrivé est condamné à verser 30.000 euros de frais de justice à son concurrent.

L'affaire est ancienne. Fin 2013, un premier jugement avait déjà prononcé la nullité de la marque Vente-Privée. "Nous devions nous défendre", expliquait alors à FashionNetwork.com, le co-CEO de ShowroomPrivé, Thierry Petit. "Tout comme d’autres acteurs, nous avons vécu une multiplication des mises en demeure émises par Vente-Privée, qui nous reprochait l’usage de l’expression "vente privée". Et, lorsque cela n’était plus tenable, nous avons simplement riposté."

"Certains disent que je n'ai pas le droit d'utiliser la marque Vente-Privée", expliquait fin 2013 le CEO de Veepee, Jacques-Antoine Granjon, lors d'une conférence organisée par l'Institut Français de la Mode. "Elle peut peut-être appartenir à tout le monde, mais en attendant c'est MA marque. Si vous venez me parler et me demander ce que je fais, je continuerai à vous répondre Vente-Privée.com. C'est le nom de domaine du site, il est inaliénable, il m'appartient."

Vente-Privée avait à l'époque contre-attaqué en tentant d'obtenir la nullité de la marque Showroomprivé, avant de faire casser le premier jugement de nullité en 2015. "Ce qui nous dérange, c'est simplement la concurrence déloyale et le parasitisme", nous expliquait alors Jacques-Antoine Granjon. "Si vous tapiez "Vente-Privee.com" sur Google, vous tombiez sur ShowroomPrivé. Donc tout le sujet de ce concurrent, c’est de pouvoir continuer à acheter la marque "Vente-Privee.com" sur Google pour pouvoir dérouter le trafic qui nous revient.


Jacques-Antoine Granjon - Veepee


Six ans plus tard, le jugement du 17 septembre 2021, la cour a estimé que "les mises en demeure dont se prévaut (dans sa plainte, ndlr) la société Showroomprivé.com" ne portent que sur "l’expression vente-privée.com à titre d’adwords”, et ne visaient pas à "interdire l’usage dans son sens courant de l’expression 'vente privée' au singulier ou au pluriel".

Comptant parmi les 18 licornes françaises valorisées à plus d'un milliard d'euros, Veepee a généré 3,8 milliards d'euros de volume de ventes sur l'exercice 2020. Forte de 7.000 marques partenaires, 66 millions de membres internationaux et 5.500 collaborateurs, le groupe s'essaie depuis décembre au marché de la seconde main. Jacques-Antoine Granjon continue par ailleurs de militer contre "la concurrence déloyale" de portails étrangers ne payant pas d'impôts en France, comme il l'expliquait à Fashionnetwork.com lors d'un entretien mené au début du premier confinement.
 

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