Victoria/Tomas, la belle histoire d’amour

Une bouffée d’air frais a envahi les podiums, mardi, dans les jardins de la Faculté de Pharmacie à Paris, où défilait pour la première fois la marque Victoria/Tomas. Perchés sur leurs sandales en cuir suédé à lacets blancs, dans d’amples robes d’été en coton à rayures ou à carreaux madras aux manches gonflées, les mannequins ont traversé l’allée ensoleillée d’un pas alerte, donnant à voir une collection équilibrée entre pièces fortes, comme ces superbes manteaux en cuir, et des vêtements plus quotidiens mais de caractère.

La robe nouée à la taille se transforme en jupe - Victoria/Tomas

« Pour notre premier défilé, on a voulu montrer les bases de la marque, en imaginant une collection qui reprenait notre histoire. C'est une histoire d’amour entre nous, que l’on veut transmettre et partager à travers nos vêtements. Celle d’une jeune fille très sage qui tombe amoureuse d’un garçon rebelle, un bad boy. Et à la fin, les deux styles se mélangent entre eux, comme on le voit à travers tous ces petits détails, qui parlent de cette histoire d’amour », raconte en backstage Victoria Feldman (28 ans).

La douce et souriante jeune femme d’origine russe a créé en septembre 2012 avec Tomas Berzins (26 ans), son alter ego, plus taciturne, provenant de Lettonie, le label qui porte depuis le début leurs prénoms et a scellé leur amour. Comme le résume encore Victoria : « la marque, c’est l’équilibre entre nous deux. Chaque pièce part du vestiaire basique masculin pour s’adapter à la femme et arriver à la féminité. C’est une mode jeune et fraîche pour des gens heureux, qui aiment la vie. »

Ainsi, dans le jeu des contrastes masculin/féminin, boutons pression métalliques et boutons en forme de fleur s’alternent dans une chemise ou une veste. Un pan de tissu vient donner du mouvement à un blouson en jeans ou à un pantalon, en les prolongeant sur un côté. Tout comme une écharpe cousue sur l’épaule d’une robe. Une fente en forme d’ogive adoucit le haut des vestes, chemises et robes. On la retrouve dans le dos d’un trench.   

Le cuir, la grande spécialité de la marque - Victoria/Tomas

Ailleurs, c’est un genou qui apparaît dans le hublot créé par un jeu de fronces sur le pan d’une jupe asymétrique. Dans ses collections précédentes, le duo avait travaillé dans le même esprit sur le thème du piercing, effectué sur le vêtement, et des tatouages repris en broderie.

Les deux designers, qui se sont mariés l’an dernier, se sont rencontrés sur les bancs de l’Ecole Esmod de Paris et, depuis, il ne se sont plus quittés. A la sortie de l’école, où ils ont choisi de se spécialiser dans le cuir, qu’ils travaillent avec dextérité et inventivité comme le tissu, ils lancent leur label de prêt-à-porter féminin, Victoria/Tomas. L’année suivante, en 2013, ils se font remarquer avec sept looks en cuir brûlé au Festival de mode de Hyères, dont ils sont les plus jeunes finalistes.

Il y a deux ans, ils intègrent le showroom soutenu par la Fédération Française de la Couture, Designers Apartment, qui leur permet de décoller vraiment en leur donnant de la visibilité et en les aidant à peaufiner leur projet.

En quelques saisons, leur collection, au début centrée sur le cuir, s’étoffe avec la maille, la chemiserie, etc. tout en maintenant une belle qualité. Elle se positionne sur des prix autour de 300 euros pour certaines chemises et gilets, ainsi que pour la jupe en daim. Les commandes se multiplient. Certaines pièces sont même en rupture de stock au Bon Marché !

Les rayures et la jupe en cuir suédé, deux must de la marque - Victoria/Tomas

Victoria/Tomas est maintenant distribuée dans plus de 40 points de vente sélectionnés entre Italie, France, Europe, Asie et Etats-Unis. Cerise sur le gâteau, la griffe sera l’une des dernières à pouvoir s’offrir une vitrine chez Colette, à la mi-novembre.

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