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11 avr. 2015
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Vincent Briançon (LBO France) : "Si nous ne sommes pas à l’aise avec l’équipe de direction, nous préférons passer notre chemin"

Publié le
11 avr. 2015

Ce 9 avril, LBO France annonçait être entré en négociations exclusives pour l’acquisition d’IKKS. L’été dernier, la marque sortait du giron du groupe Zannier (avec I-Code et One Step). Elle était directement reprise en main par le fonds d’investissement de Roger Zannier. Pierre André-Cauche expliquait à l’époque que l’objectif était une cession à moyen terme. Les échanges avec les investisseurs ont donc rapidement porté leurs fruits. LBO France n’est pas inconnu du secteur de la mode et de la distribution.

Vincent Briançon, partner che LBO France, en charge du projet d'acquisition d'IKKS  DR
La société française de capital-investissement a eu dans son portfolio l’enseigne Maisons du monde et est actuellement actionnaire des marques The Kooples et Eminence. Vincent Briançon, partner de la société, explique à FashionMag.com la culture LBO France et les ambitions potentielles pour IKKS.

FashionMag.com : Concernant IKKS, où en êtes-vous du projet d’acquisition ? Il a été évoqué un montant compris entre 500 et 600 millions d’euros. Qu’en est-il exactement ?

Vincent Briançon : Nous ne commentons pas ces chiffres. En revanche, nous venons en effet d’annoncer notre entrée dans une négociation exclusive pour l’acquisition d’IKKS. C’est une étape importante dans l’opération. Mais il reste encore d’autres étapes à franchir avant de finaliser cette transaction. Si tout se passe bien, nous souhaiterions pouvoir l’officialiser courant juillet.

FM : Quelle est la politique de LBO France ? Comment choisissez-vous les entreprises que vous voulez faire entrer dans votre portfolio ?

VB : LBO France est un acteur historique du capital-investissement en France. Nous avons plusieurs activités. Nous réalisons des acquisitions sur de petites capitalisations, sur des capitalisations moyennes via des fonds White Knight et nous faisons aussi de l’investissement immobilier et de la dette décotée. Le projet d’acquisition d’IKKS entre dans le registre du fonds White Knight. Nous ciblons des prises de participation, le plus souvent majoritaires, dans de belles entreprises françaises qui fonctionnent, dont la valeur est comprise entre 100 millions et plus d’1 milliard d’euros, qui ont des capacités de croissance intéressantes. En distribution, nous avons eu pendant quatre ans Maisons du Monde. Nous sommes aussi majoritaires dans la marque de sous-vêtements Eminence et minoritaires dans The Kooples. En moyenne, nous restons pendant cinq ans au capital d’une entreprise avant de la céder. Mais si l’objectif fixé avec la direction est atteint avant, nous pouvons céder la société avant. Et si le contexte n’a pas été favorable, nous pouvons redéfinir les objectifs. Nous savons être patients.

FM : Votre politique semble privilégier le maintien des équipes de direction lorsque vous prenez le contrôle d’une société. Est-ce une réalité ?

VB : Nous achetons de belles affaires qui fonctionnent. Si nous ne sommes pas à l’aise avec l’équipe de direction, nous préférons passer notre chemin. Dans le cas d’une entreprise comme IKKS, la croissance est le fruit de la politique de la direction en place. Comme nous sommes des actionnaires majoritaires, nous validons le business plan et la stratégie proposés par le management. Je vous l’ai dit, en moyenne, la cession intervient cinq ans après l’acquisition. Si nous perdons deux ans à changer de direction, nous voyons cela comme une prise de risque supplémentaire.

L'intégralité de cette interview a été publiée dans la newsletter FashionMag Premium du vendredi 10 avril. Les abonnés Premium peuvent bien sûr la lire ou la relire sur le site FashionMag.com.

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