Vivarte : l'accord de restructuration de la dette validé

L’accord de restructuration de la dette du groupe Vivarte a été officiellement conclu ce 21 juin. Le propriétaire des marques André, Naf Naf et Kookaï, qu’il souhaite toutes trois céder, voit ainsi sa dette réduite de 846 millions d’euros, pour s’établir à 600 millions d’euros. Celle-ci se voit également rééchelonnée, puisque sa maturité est étendue de deux ans, jusqu’en 2021.


Le nouveau concept de boutique San Marina, une enseigne que le groupe Vivarte souhaite conserver dans son giron - San Marina

Les créanciers s’étaient mis d’accord il y a trois mois pour abandonner près de 58 % de la dette du groupe, qui s’élevait alors à 1,446 milliard d’euros. Une décision désormais entérinée, qui inclut une autre clause : les cessions envisagées par Vivarte devront permettre de réinjecter 95 millions d’euros dans le développement des enseignes que le groupe conserve. D’autre part, Vivarte annonce que la gouvernance d’entreprise va être renouvelée. Selon un porte-parole du groupe, ce remaniement n'affectera pas le poste du PDG Patrick Puy.

En pleine mutation, le géant de la distribution compte en effet revendre plusieurs actifs (Naf Naf, André, Kookaï, Chevignon) pour se concentrer sur ses enseignes de périphérie (La Halle et Besson), les chaînes de chaussures de centre-ville (Minelli, San Marina, CosmoParis) et le prêt-à-porter de centre-ville avec Caroll. La marque de chaussures Pataugas a quant à elle déjà trouvé preneur, le groupe Start’Hopps l'ayant acquise le mois dernier.

En juillet 2014 déjà, les actionnaires avaient effacé 2 milliards d’euros de dettes, et injecté 500 millions d’euros de liquidités. Cette nouvelle réduction de la dette sonne comme une satisfaction pour le groupe, qui a généré 2,2 milliards d’euros de ventes en 2016. « Le ratio dette nette/EBITDA est significativement réduit, passant de 25x en 2016 (année complète) à 5x en 2018 (année complète). Ainsi, Vivarte retrouve une situation financière plus saine et soutenable, ce qui permettra d’offrir à l’entreprise et ses enseignes de nouvelles perspectives, et de pouvoir engager concrètement le plan de relance présenté en janvier 2017 par Patrick Puy », détaille Vivarte dans un communiqué.
 
Le groupe français, qui a vu les fonds Oaktree, Babson, GLG et Alcentra entrer à son capital en 2014, a par ailleurs engagé deux plans de sauvegarde de l’emploi (PSE), dont l’un prévoit 450 licenciements au sein de La Halle aux Chaussures, près de 140 magasins devant fermer leurs portes. Celui-ci a été validé par plusieurs syndicats début juin. L’autre concerne Vivarte Services et implique la suppression de 132 postes.  

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