Well et Le Bourget défendent les avancées techniques en matière de collants

Dans le débat sur l'obsolescence programmée des collants, CSP Paris Fashion Group veut démontrer que ses marques Well et Le Bourget travaillent sur les problématiques de résistance comme de durabilité. Avec 25 millions de paires de collants vendues par an au sein de l’Hexagone, la filiale française du groupe italien CSP International est l’un des acteurs principaux de ce marché. Pour assurer la production de ses deux marques, Le Bourget, rachetée en 1999, et Well, rachetée en 2010, le groupe peut miser sur ses propres usines. Celles de Well sont situées au Vigan, dans les Cévennes, permettant à la marque de bénéficier du label Origine France Garantie pour ses collants, tandis que celles du Bourget se trouvent en Italie du Nord. Des usines qui travaillent aussi en sous-traitance pour des marques de distributeurs, une activité qui représente 10 % du chiffre d’affaires de la filiale française.


Une employée de l'usine Well du Vigan - CSP Paris Fashion Group

En mai dernier, l’organisation Halte à l’obsolescence programmée publiait un rapport à charge pour l'industrie du chaussant. Aidée d'une enquête réalisée auprès de plus de 3 000 répondants, l'association souligne le fait que « dans plus de 70 % des cas, les collants ne durent pas plus de six utilisations, voire seulement trois pour 40 % des répondants » et affirme : « On peut légitimement dire que les fabricants peuvent jouer sur les additifs chimiques pour rendre un collant plus ou moins robuste et ainsi programmer sa fin de vie ».

Mises au ban d'essai, différentes marques de collants sont notées. Si Wolford récolte la note de 3/5 en termes de durabilité, Le Bourget obtient 2,3 et Well 1,9. A ce sujet, Thierry Simon, dirigeant de la filiale française de CSP, souhaite préciser : « Il y a plusieurs données à prendre en considération concernant la durabilité des collants. Nous essayons de travailler avec le meilleur couple esthétique et résistance, mais en fonction du style voulu par les consommatrices, de la transparence et du prix du collant, il faut comprendre qu’elle peut varier ». A titre informatif, un collant noir 15 denier coûte 29 euros chez Wolford, 16,25 euros chez Le Bourget et 3,90 euros chez Well.

Thierry Simon veut donc en réponse souligner le soin apporté à la fabrication de ces pièces sur un thème clé pour son activité. « Aujourd’hui, le premier critère des clients lors de l’achat d’un collant, c’est la résistance », admet-il, ce qui justifie des investissements en recherche et développement sur cette thématique, mais pas seulement. Pour les deux marques dont les pièces bénéficient du label Oeko-Tex (qui certifie notamment l’absence d’utilisation de produits chimiques nocifs pour la santé), l'aspect sanitaire et la durabilité sont également des problématiques pour le secteur.
 
L'usine Well du Vigan - CSP Paris Fashion Group

Si certaines marques, à l’instar de Swedish Stockings, ont déjà opté pour un business modèle tourné vers la responsabilité environnementale, Le Bourget s’apprête ainsi à mettre en vente un modèle nommé Organique. Disponible pour l’automne-hiver 2018, il n’est pas fait à base de fils de polyamides (obtenus à partir du pétrole), mais de pépins de ricin, transformés en huile texturée afin d’obtenir une matière douce et transparente. Vendue une dizaine d’euros, cette paire affiche un prix 20 % supérieur à celui pratiqué d’ordinaire par la marque.
 
Avec Well et Le Bourget, CSP Paris, qui réalise 60 % du chiffre d’affaires de la maison mère, a totalisé 80 millions d’euros de vente en 2017. Un résultat en baisse de 4 % par rapport à l’année précédente, notamment à cause d’une diminution des ventes de collants. « Ces produits n’ont pas très bien fonctionné en 2016, d’abord pour des raisons climatiques et ensuite à cause de la mode des sneakers, que les clientes portent plus volontiers avec des chaussettes », témoigne Thierry Simon.
 
Le Bourget, qui a ouvert ses trois premiers magasins en 2016, a d’ailleurs commencé à diversifier son activité, d'abord vers la chaussette, puis depuis novembre dernier avec le lancement d’une ligne de bain. Aujourd’hui, CSP Paris affirme que son chiffre d’affaires global est réalisé à 20 % grâce à ses activités de diversification que sont le bodywear, la chaussette, la lingerie et le beachwear.

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