Who’s Next-Première Classe : un courant d’affaires satisfaisant

L’ère du salon miracle est terminée. Chacun savait avant la nouvelle édition de Who’s Next–Première Classe qu’il ne s’agirait pas de battre de records de visitorat, mais de maintenir un bon niveau d’affaires dans un contexte tendu : saison difficile pour les Français, manque d’attractivité de Paris à l’international… Il ne fallait donc pas avoir les yeux rivés sur les chiffres de fréquentation à la clôture des portes, ce 5 septembre, mais plutôt détecter des signaux positifs pendant les quatre jours de présentation des collections. Et malgré tout, il y en a eu.

L'entrée du salon Who's Next - Première Classe le 2 septembre - Antoine Motard
 
Bien sûr, tous les exposants n’étaient pas à l’unisson. D’un hall à un autre, d’un segment à un autre, les destins n’étaient pas les mêmes. Les univers prêt-à-porter Studio et Private étaient par exemple confrontés à une fréquentation moins constante que d’autres, mais c’est semble-t-il un volume d’affaires correct qui s’est opéré sur le salon dans sa globalité. Les trois premiers jours ont été assez actifs, avec un pic marqué le dimanche.
 
« Le bilan est plutôt positif, affirmait-on chez Lauren Vidal au dernier jour. Il faut évidemment faire le débrief des prises d’ordre à la fin, mais franchement, la tendance est plutôt bonne, tant sur le marché français que sur l’export ». « Ça n’est pas extraordinaire, mais franchement c’est un salon plutôt pas mal, estimait-on chez les Espagnols de Villagallo cette fois. Nous avons pu rencontrer pas mal de nouveaux clients français, avec peut-être un bémol sur la présence asiatique, qui paraît moins forte quand même… »
 
Un avis partagé par une majorité d’exposants, mais auquel il fallait se préparer compte tenu des problématiques de sécurité qui réduisent la présence asiatique dans la capitale française. « J’ai l’impression que l’international continue de baisser, avançait Carole Deleuse-Gojon chez Suncoo. Nous avons bien travaillé avec les Français, mais je trouve que la présence export se concentre maintenant sur les pays limitrophes, Italie, Espagne, Belgique, Suisse… » Une analyse qui n’est pas surprenante non plus compte tenu du passage à des dates en septembre, clairement plus tourné vers le marché français.
 
Un climat d’affaires correct donc, confirmé par une légère baisse de fréquentation seulement. « Une bonne surprise », selon Etienne Cochet, directeur du salon. « Il y a un recul côté français comme étranger, mais la baisse sera limitée » a-t-il précisé. « Il y a eu des prises de commandes, de beaux contrats signés, des grands comptes qui viennent, certes moins nombreux et moins longtemps, mais qui viennent bel et bien. Surtout, nous voulions insuffler une nouvelle énergie. Ça bouge côté scénographie, ça bouge côté ambiance, ce que nous cherchons c’est l’esprit des bonnes années de Who’s Next. »
 
Il y a en effet eu du mieux en termes d’atmosphère, puisque la taille un peu plus contenue du salon semblait convenir à la majorité des visiteurs et exposants qui trouvaient le lieu plus agréable et également plus animé.

Des échos encourageants qui font dire à Etienne Cochet que la direction prise lors de cette édition est la bonne : « A mes yeux, la qualité de cette édition était meilleure que celle de septembre 2015 ». A voir comment l’ambiance et le courant d’affaires prendront le même chemin en janvier 2017.

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