Zara : une action collective contre les tarifs américains de l'enseigne

Pourquoi les prix de Zara aux Etats-Unis sont-ils décorrélés des prix espagnols ? C’est la question soulevée par une action collective lancée aux Etats-Unis à l’encontre de la marque.
AFP

L’affaire a débutée en Californie, lorsqu’un consommateur voulant acheter un t-shirt étiqueté à 9,95 euros se voit contraint de payer 17,90 dollars à la caisse. Si l’équipe du magasin pointe du doigt les taux de change, le client calcule que le prix ne devrait alors logiquement pas excéder 11,26 dollars. L’avocat du plaignant indique que cette pratique serait très largement répandue dans les magasins américains de Zara.
 
« Derrière sa façade d’élégance accessible, Zara est engagé dans une pratique généralisée destinée à tromper les consommateurs américaines à travers un appât classique (…) pour injustement s’enrichir à hauteur de milliards de dollars », indique la plainte déposée auprès de la justice californienne.
 
« Même si nous n’avons pour l’heure pas reçu cette plainte porteuse d’accusation sans fondements, nous sommes fiers de notre engagement fondamental à la transparence, l’honnêteté et la conduite éthique auprès de nos estimés consommateurs », a répondu la maison-mère de Zara, Inditex. « Nous sommes impatients de présenter notre défense pleine et entière en temps voulu à travers le processus juridique. »
 
Cette affaire n’est pas sans rappeler les accusations récurrentes faites à l’encontre de Mango en Europe. Lors des soldes, des consommatrices constatent que décoller les étiquettes des prix barrés laissent apparaître des tarifications bien plus basses que celle utilisée pour calculer le rabais. Mango réexplique ainsi régulièrement que tous ses produits sont à l’origine étiquetés au prix espagnol, avant qu’une étiquette ne vienne ensuite modifier le montant en cas d’expédition vers un autre pays. La différence de tarif pratiquée entre les pays dépendant des coûts logistiques impliqués.
 
Sur l'exercice clos fin janvier, Inditex affichait une hausse de 15,4 % de son chiffre d'affaires, à 20 milliards d'euros. Une progression qui parvient à atteindre les 8,5 % à périmètre comparable. Sur le 1er trimestre de l’exercice en cours, cette hausse s’est poursuivie à hauteur de 12 %, et 17 % à taux de change constant. Le réseau du groupe, à travers Zara, Massimo Duti ou encore Bershka, totalisait alors 7 085 points de vente. L’an passé, l’entreprise indique avoir créé 15 800 emplois, dont 4 120 dans son pays d'origine.

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