×
Publicités
Par
AFP
Publié le
8 sept. 2013
Temps de lecture
2 minutes
Partager
Télécharger
Télécharger l'article
Imprimer
Cliquer ici pour imprimer
Taille du texte
aA+ aA-

Zoom sur les composantes d'une marque de luxe

Par
AFP
Publié le
8 sept. 2013

PARIS, 07 sept 2013 (AFP) - "Rome ne s'est pas faite en un jour", et il faudra du temps et bien d'autres vertus aux jeunes marques chinoises, telles que Shang Xia, pour rayonner dans le secteur du luxe, explique Jonathan Siboni, président du cabinet de conseil Luxurynsight.

Exception, la marque chinoise de la créatrice Ma Ke. Photo Exception.


Devenir une marque de luxe exige :

Du temps: Hermès depuis 1837, Cartier depuis 1847, Louis Vuitton depuis 1854... "Les grands noms du luxe occidental ont derrière eux une profondeur historique porteuse d'un imaginaire prégnant, qui manque encore aux marques chinoises".

- De la cohérence. "Une marque de luxe doit avoir créé un univers stylistique et onirique propre, spécifique et cohérent, autour de ses valeurs, son style, son histoire et son image". Comme a pu le faire Chanel, par exemple. Les marques chinoises, elles, se cherchent encore.

Un équilibre. "La réussite d'une marque de luxe naît de l'alliance entre la passion d'un créateur inspiré et la raison d'un manager organisé". Un tandem Yves Saint Laurent/Pierre Bergé, John Galliano/Sydney Toledano chez Dior ou Marc Jacobs/Yves Carcelle chez Louis Vuitton... Une synergie difficile à réaliser.

Un rayonnement international. Il faut "briller" à Paris, New York, Milan, Tokyo... Or les marques chinoises se concentrent pour l'instant surtout sur leur marché intérieur, au potentiel certes immense.

Une base mature de consommateurs. "Un nom devient une marque de luxe lorsque ses clients sont devenus familiers de son univers et l'ont intégré à leur mode de vie. Alors seulement elle possède une base solide - une communauté - de consommateurs réguliers qui assurent sa pérennité". Ce qui prend du temps.

La perfection dans l'environnement de vente et le service. "La réputation d'un grand nom du luxe ne dépend pas de la satisfaction de la masse de ses clients, mais de celle de chacun d'entre eux".

A noter que Peng Liyuan, la première dame chinoise, élue par Vanity Fair dans sa Best Dressed list (une première depuis Mme Sun Yat Sen) ne porte que des marques chinoises et pousse à l'étranger la marque Exception, de la créatrice Ma Ke, souligne Jonathan Siboni.

Ce dernier publiera fin 2013 "Argent, fortunes et luxe en Asie (Japon, Chine, Inde)", à paraître chez Philippe Picquier, sous la direction de Jean-Marie Bouissou.

Tous droits de reproduction et de représentation réservés.
© 2022 Agence France-Presse
Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (ou sur cette page selon le cas) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l'AFP. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, rediffusée, traduite, exploitée commercialement ou réutilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP. L'AFP ne pourra être tenue pour responsable des délais, erreurs, omissions qui ne peuvent être exclus, ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations.