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9 févr. 2017
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Agatha, en difficulté, cherche des investisseurs

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9 févr. 2017

Agatha traverse une période de turbulences. L’enseigne de bijoux fantaisie, créée par Michel Quiniou en 1974 et reprise en 2006 à son fondateur par le Hongkongais King Power, connaît des problèmes financiers l’ayant conduite à faire appel à un spécialiste du redressement d’entreprise.


Le concept magasin d'Agatha, dominé par la teinte bleu nuit. - Agatha/Facebook


C’est désormais Prosphères, un cabinet se décrivant sur son site comme spécialisé « dans la transformation et le retournement d’entreprises », qui opère à la direction de la marque de bijoux, dont le siège se situe à Aubervilliers (93). 

Le directeur de Prosphères, Michel Rességuier, qui par le passé a été appelé au chevet de Caddie et Thomas Cook France notamment, a ainsi été nommé président d’Agatha au mois d’août 2016. Deux de ses collaborateurs assurent quant à eux sa direction générale. Comme l'annonçait FashionNetwork, cette même direction générale avait été confiée en mars 2016 à Arnaud Saint-Michel, qui occupait depuis 2012 la fonction de directeur administratif et financier de la marque employant près de 1 000 personnes dans le monde.

Selon nos informations, Agatha enregistrerait un recul de ses ventes depuis plusieurs années, ainsi que des pertes nettes. Contacté par FashionNetwork, Michel Rességuier indique que « le chiffre d'affaires était de 76 millions d'euros en 2015 et de 72 millions d'euros en 2016 », et glisse que « la rentabilité n'a pas baissé en 2016 ».

Agatha s’oriente vers la recherche d'investisseurs afin de renflouer sa trésorerie, « en se faisant prêter de l'argent ou en accueillant des investisseurs à son capital. Nous avons besoin de financer notre business plan afin de redresser une enseigne déficitaire, qui n'a pas réussi à s'adapter à la concurrence et possède un positionnement marché trop confus », explique-t-il.

La chaîne de magasins à la devanture bleu nuit, qui compte environ 300 points de vente et corners répartis dans une dizaine de pays, dont quelque 80 boutiques à l’enseigne en France, n'est pas à l’abri d’une coupe dans ses effectifs. « Si les financements sont validés au printemps et selon les montants, il faudra sans doute supprimer des magasins peu rentables et donc des postes. Cela interviendra à l'automne 2017 », précise Michel Rességuier.

Une autre option pourrait consister à identifier des repreneurs dans le cadre d'une cession partielle ou totale de l’entreprise. Une éventualité « actuellement repoussée par l'actionnaire », selon Michel Rességuier, qui précise avoir mandaté une banque d'affaires.

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