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4 mai 2013
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Albany: 200 emplois supprimés en Haute-Vienne et dans le Bas-rhin

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AFP
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4 mai 2013

AFP - Quelque 200 emplois du groupe textile américain Albany, spécialiste du textile industriel, seront supprimés en Haute-Vienne et dans le Bas-Rhin après plus d'un an de combat syndical et politique, et malgré le vote vendredi des représentants du personnel contre le plan de sauvegarde de l'emploi (PSE), a-t-on appris de source syndicale. Ces pertes d'emplois étaient généralement redoutées.

"Le PSE n'est plus un projet, désormais, c'est une réalité. En ce sens, c'est un peu la fin d'un combat", a résumé vendredi auprès d'une correspondante de l'AFP Christophe Sardin, délégué CGT, au sortir du CCE qui se tenait pour la première fois depuis le début de cette lutte sur le site haut-viennois.

Manifestation des personnels d'Albany à Saint-Junien (photo AFP/Archives)


"La direction nous a présenté les livres 1 et 2 de son projet de licenciement et nous avons tous voté unanimement contre, avec les collègues de Sélestat. Il n'empêche que cet avis est consultatif. Désormais la suppression des 200 postes (75 à Saint-Junien et 125 dans le Bas-Rhin) que visait la direction est engagée", a-t-il déploré.

Seul motif, selon lui, de satisfaction après plus d'un an de lutte, l'obtention "pour les collègues qui perdront leur emploi de bonnes conditions de départ et de suivi en terme de formation et de reclassement". "Toutefois, nous ne pouvons pas nous en réjouir, cela ne remplacera jamais leur emploi", a estimé Christophe Sardin.

Le représentant syndical a indiqué que "ce plan social allait coûter à Albany International entre 25 et 30 millions d'euros". "Cet argent aurait été bien mieux investi pour créer de l'emploi et de la richesse" mais "on aura tout essayé", a-t-il dit.

La préfecture de la Haute-Vienne a remarqué de son côté, dans un communiqué, que "les deux sites français vont devenir des centres d'excellence, renforcés par des investissements importants (de l'ordre de 2 millions d'euros)". "L'engagement pris lors de la table ronde organisée le 8 mars 2012 à la préfecture de la Haute-Vienne de ne pas fermer les sites français a donc été tenu. Les emplois qui ont pu être préservés le sont dans un environnement difficile mais sécurisé par le projet industriel du groupe" ajoute-t-elle. La préfecture assure enfin que "le ministère du Redressement productif restera vigilant sur la pérennité des sites et le fonctionnement des centres d'excellence".

Fin février 2012, l'annonce par Albany de la fermeture du site de Saint-Junien avait suscité une forte mobilisation et fait irruption en pleine campagne présidentielle. Entre autres politiques nationaux, Eva Joly (EELV), Olivier Besancenot (NPA), Pierre Laurent (PCF) ou Arnaud Montebourg (PS), devenu depuis ministre du Redressement productif, s'étaient rendus sur place.

Albany avait renoncé en mars à la fermeture immédiate de Saint-Junien, mais avait ensuite annoncé fin novembre le plan de restructuration voté vendredi. Le groupe, qui produit des textiles pour l'industrie, avait alors invoqué une "dégradation continue du marché des textiles industriels en Europe", une logique économique qu'ont toujours réfuté les syndicats.

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