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27 nov. 2012
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Amazon et Google épinglés pour leur politique fiscale

Publié le
27 nov. 2012

Les sociétés Amazon, Google et Starbucks ont dû s’expliquer ces dernières semaines sur leur politique fiscale devant des parlementaires britanniques. Une affaire qu’Allemagne et Angleterre entendent porter devant le G20.


Andrew Cecil, directeur des relations publiques d’Amazon, en difficulté devant les parlementaires britanniques


L’image a tourné en boucle sur les chaînes d’information britanniques, puis européennes. Celle de la député travailliste, Margaret Hodge, reprochant sèchement à Amazon, via son directeur des relations publiques, de ne pas payer les impôts auxquels se soumettent pourtant les librairies que le portail tend à tuer. Spectacle étonnant dont Google et Starbucks, qui multiplie les ouvertures tout en prétendant ne faire aucun bénéfice, ont également été les acteurs malgré eux.

Mais cette indignation peut paraitre étonnante, les pratiques fiscales des grands groupes américains étant connues de longue date. En 2010, la fameuse "Taxe Google" sur la publicité en ligne avait même été étudiée par les parlementaires français pour y remédier. En effet, Amazon rapatrierait par exemple l’essentiel de son chiffre d’affaires français au Luxembourg, tandis que Google aurait stratégiquement installé sa maison-mère en Irlande.

L’affaire tombe d’autant plus mal pour Amazon que le fisc français lui réclame 198 millions d’euros d’arriérés d’impôts. Montant que le groupe américain a annoncé vouloir contester. Plus surprenant a été l’image du directeur des relations publiques d’Amazon affirmant, devant des parlementaires britanniques sceptiques, ne pas connaître les chiffres de vente du portail outre-Manche. Pas de quoi calmer la grogne des Anglais, surtout quand BBC News avance pour sa part un chiffre de 3,3 milliards de livres.

Dans cette affaire, l’espoir pourrait en partie venir de la TVA unique, que l’Union européenne entend mettre en place entre 2015 et 2019. Mais, en attendant, c’est devant le G20 que les dirigeants nationaux vont devoir étudier la question. Avec dans le viseur l’application d’une "imposition juste" pour les entreprises internationales.

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