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6 janv. 2017
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André : réponses attendues en comité de groupe d'ici fin janvier

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6 janv. 2017

Les salariés des magasins André, dont les emplois sont mis en péril par la situation du groupe Vivarte, devraient être fixés sur leur avenir d'ici fin janvier lors du prochain comité de groupe, a-t-on appris vendredi de sources syndicales. « La réponse nous sera donnée d'ici trois semaines en comité de groupe », a indiqué à l'AFP Christophe Martin (CGT), à l'issue d'un comité central d'entreprise André à Paris.

AFP/ Georges Gobet


Selon lui, le PDG d'André, Pascal Poulain, a confirmé à cette occasion qu'il travaillait à « un troisième business plan », les précédents ayant été retoqués par le PDG de Vivarte, Patrick Puy, nommé pour un an en octobre à la suite de Stéphane Maquaire afin « d'accélérer la transformation du groupe ».

« On attend le comité de groupe », qui devait se tenir initialement mi-janvier, a confirmé Philippe Dessains, secrétaire CFDT du comité central d'entreprise.

Les organisations syndicales ont interrogé Pascal Poulain sur « trois scénarios possibles : une restructuration avec 60 à 80 magasins (contre 135 actuellement), une vente ou un dépôt de bilan », le dirigeant du chausseur n'en confirmant, ni n'en démentant aucun.

Les 786 salariés d'André, en majorité des femmes, craignent la vente de leur enseigne après l'annonce en septembre de la cession de 97 magasins La Halle aux chaussures, la mise en vente à l'été des enseignes Kookaï, Chevignon et Pataugas, qui n'ont pas trouvé preneurs à ce jour, et les cessions de Défi Mode et de la Compagnie vosgienne de la chaussure (CVC).

Le groupe Vivarte a cependant démenti la mise en vente à cette heure de l'enseigne de chaussures, alors que l'information a bel et bien été relayée sur l'antenne d'Europe 1. Une incertitude qui va se poursuivre jusqu'à la fin du mois et la tenue du prochain comité de groupe.

A l'automne, la direction avait déjà entériné la fermeture sur cinq ans de 55 magasins André, soit environ un tiers du parc.

Lors d'un comité de groupe en septembre, Vivarte, qui employait 17.000 personnes en France en 2016, 14.000 à 15.000 après les récentes cessions selon les syndicats, avait dévoilé un plan stratégique à cinq ans devant mobiliser un financement de 500 millions d'euros. Il avait annoncé avoir engagé des discussions avec ses créanciers pour aboutir à une nette réduction de son endettement d'ici début 2017.

En 2014, la première renégociation de la dette, de 2,8 milliards d'euros, s'était faite au prix d'une lourde restructuration sur le plan social, avec le lancement en 2015 de quatre plans de sauvegarde de l'emploi dans les enseignes La Halle, Kookaï, Défi Mode et André, et, à la clé, la suppression de 1.850 postes.

La rédaction de FashionNetwork.com avec AFP

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