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20 avr. 2009
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Arcandor a besoin d'urgence de "moyens financiers supplémentaires"

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AFP
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20 avr. 2009

Le groupe allemand de distribution et de tourisme Arcandor est "dans une situation difficile" et a besoin au plus vite de "moyens financiers supplémentaires", a déclaré son patron Karl-Gerhard Eick, en esquissant la perspective de suppressions de postes.

"Mi-juin, nous devons refinancer des crédits d'un montant de 650 millions d'euros", mais "il ne s'agit pas seulement des crédits, nous avons besoin de moyens financiers supplémentaires", a-t-il dit au journal Bild am Sonntag.

"En clair, il rentre moins d'argent qu'il n'en sort", a dit M. Eick.

"Je vais informer aujourd'hui (dimanche) notre conseil de surveillance dans le détail sur notre programme de consolidation. Dès qu'il sera adopté, nous le présenterons au public car nous n'avons aucun temps à perdre", a-t-il prévenu.

M. Eick a esquissé la perspective de suppressions de postes parmi les 52.000 emplois des enseignes Karstadt et Quelle, mais "le moins possible", a-t-il dit. "Chez Quelle et Karstadt, il faut voir où nous gagnons et où nous perdons de l'argent. Des sites vont être cédés au cas par cas, par exemple dans une optique de consolidation", a prévenu M. Eick.

Il a estimé qu'"il serait négligent d'écarter d'emblée l'idée d'un recours à la main publique", c'est-à-dire aux aides proposées par l'État.

Le Financial Times Deutschland affirmait récemment que M. Eick avait déjà discuté avec le gouvernement allemand de l'octroi de plus de 500 millions d'euros de garanties publiques.

Avec 86.000 emplois au total, Arcandor est présent dans le commerce de détail via ses grands magasins Karstadt notamment et dans le tourisme via Thomas Cook. Le groupe possède aussi le grand magasin KaDeWe à Berlin, une enseigne centenaire qui emploie environ 2 000 personnes.

En septembre, Arcandor avait évité la faillite en parvenant de justesse à obtenir un accord avec des banques pour un nouveau crédit. Le groupe en difficulté avait alors changé de patron, pris un nouvel actionnaire de référence, la banque Sal Oppenheim, pour se concentrer sur sa consolidation financière.

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