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11 mars 2014
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Arlettie: l'outlet physique en pleine croissance

Publié le
11 mars 2014

Dix ans après avoir lancé l’enseigne physique de ventes privées Adèle Sand et deux ans après avoir mis sur orbite Arlettie sur le même positionnement, le tandem Thibaut Caillemer du Ferrage et Muryel Lanneau a entamé une nouvelle et grande étape de sa vie professionnelle …

Et pour cause, ces deux spécialistes sont depuis peu à la tête d’un vaste ensemble spécialisé sur les ventes privées qui intègre l’activité Adèle Sand, l’enseigne Catherine Max et donc Arlettie. C’est d’ailleurs sous cette appellation que l’ensemble est aujourd’hui fusionné.

Muryel Lanneau et Thibaut Caillemer du Ferrage


Le rapprochement s’est fait par étape comme FashionMag Premium le révélait en avant première le 3 mars dernier. Thibaut Caillemer du Ferrage et Muryel Lanneau avaient il y a plusieurs années cédé Adèle Sand au e-commerçant Brandalley. Entretemps, celui-ci l’a cédée au propriétaire de Catherine Max, un showroom historique pilotant des ventes privées de griffes près du Trocadéro.

Cet ensemble était dirigé par l’ancien directeur général d’eBay France, Yohan Ruso, via une holding, Priveal, qui compte à son capital des sociétés d’investissement. Or, Arlettie a intégré cet ensemble il y a quelques mois. Et ses deux animateurs en sont désormais les dirigeants, Yohan Ruso ayant décidé de piloter d’autres projets.

Cela a évidemment facilité la simplification des structures. Donc Priveal a été rebaptisé Arlettie Paris. Une seule enseigne a été gardée… Arlettie. Et les deux showrooms physiques existants ont eux aussi été rebaptisés. L’ancien lieu de vente de Catherine Max au Trocadéro s’appelle désormais Arlettie Trocadéro. Et celui d’Adèle Sand, dans le Marais, rue Jean Beausire, est dénommé Arlettie… Marais.

Selon le tandem dirigeant, l’ensemble ainsi constitué devrait peser quelque 40 millions d’euros de chiffre d’affaires cette année. Et il fourmille de projets. Il organise d’ores et déjà des ventes à Londres, aujourd’hui dans des lieux éphémères, et, peut-être demain, dans un lieu permanent.

Arlettie vient d’ailleurs d’enrôler une personne pour travailler sur l’implantation outre-Manche, Charlotte Poole. Celle-ci, fondatrice il y a plusieurs années de Fashion Confidential puis Editer.com, a un carnet d'adresses qui les a évidemment séduits et connait bien les lieux londoniens où des ventes peuvent être organisées.

Arlettie lorgne aussi sur New York, où la société française envisage également de travailler avec un ou des partenaires. "L’objectif serait de faire des ventes plutôt dans le quartier hype du Meatpacking district", soulignent-ils.

Pour Thibaut Caillemer du Ferrage et Muryel Lanneau, c’est d'ailleurs à la demande des marques avec lesquelles elles sont en relation régulière que sont étudiées ces implantations. "Les marques elles-mêmes, quand elles sont présentes aux Etats-Unis par exemple, ont des problèmes d’écoulement de leurs stocks. Or, elles connaissent notre sérieux", souligne Muryel Lanneau.

C’est un atout que leur reconnaissent justement la plupart des marques que d’être de vrais professionnels sérieux de la vente physique outlet. "Beaucoup de marques avec lesquelles nous traitons ont le besoin de liquider des stocks, mais elles ne veulent pas que ce soit fait sans respect de leur identité et de leur produit. C’est sur ces bases que nous avons réussi à construire un phénomène durable avec ces marques", souligne Thibaud Caillemer du Ferrage.

Pour la saison en cours, Arlettie Marais propose ainsi des ventes Jean Paul Gaultier, Carven, De Fursac, Tara Jarmon, Gérard Darel, Paule Ka, etc. Arlettie Trocadéro invite à des ventes Ralph Lauren, Zapa, Maje, Givenchy, The Kooples, Marc Jacobs, Fendi, etc.

Face aux spécialistes internet de l’outlet, le tandem dit ainsi pouvoir respecter une certaine confidentialité, même si le fichier d’Arlettie compte 10 000 personnes cotisantes et 250 000 inscrits.

D’ailleurs, certaines ventes ne passent pas par les espaces Arlettie mais par des lieux plus confidentiels ou peuvent se dérouler chez les marques elles-mêmes. C’est notamment le cas pour des ventes de joaillerie par exemple.

La société travaille aussi en "marque blanche" en organisant pour une marque sa vente privée. Elle relève enfin pouvoir écouler globalement de 3 000 à 4 000 pièces jusqu’à 40 0000. Mais le déstockage moyen se situe entre 15 000 et 20 000 pièces.

"Surtout, souligne Muryel Lanneau, nous n’avons pas du tout les mêmes besoins que Vente-Privée.com par exemple. Chez Arlettie, il nous faut une largeur de collection. Nous préférons avoir par exemple 200 vestes différentes. Le spécialiste des ventes privées sur internet cherche plutôt une profondeur de collection. Une même veste en x tailles…". En clair, chez Arlettie, on est loin du mass-market.

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