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30 mai 2012
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Arnaud Gaillard: "Nixon va accélérer en horlogerie et électronique"

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30 mai 2012

Le 17 février dernier, Billabong annonçait céder une part de la marque de montres et d’accessoires. Le groupe conserve 48,5%, son nouveau partenaire, le fonds Trilantic Capital Partners (TCP) prend 48,5% et l’équipe managériale possède les 3% restants. Cette opération, permet à Billabong d'engranger 285 millions de dollars US (217 millions d’euros). Pour Nixon, c’est aussi une nouvelle phase de son développement. Arnaud Gaillard, directeur général Europe et actionnaire de la marque, détaille les ambitions de Nixon.

Fashionmag: Le 19 avril l’accord entre Billabong, Trilantic Capital Partners et l’équipe managériale dont vous faites partie, était finalisé. Pourquoi cet accord et qu’apporte TCP à Nixon ?

Arnaud Gaillard: La société a été créée à l'été 1997 par deux Californiens. Après plus de 10 ans de développement, ils ont eu l’opportunité de se faire racheter par Billabong qui a apporté les capitaux pour un déploiement international. Des discussions se sont engagées fin 2011 sur l’avenir de la société Nixon et Billabong a vu l’opportunité de réduire l’endettement du groupe et de permettre à Nixon de poursuivre son développement grâce au support d'un nouveau partenaire financier. Avec Nixon nous avons réalisé 55 millions de dollars US de résultat net lors du dernier exercice. Trilantic Capital Partners a cru au projet et nous soutient pour cette nouvelle aventure. Nous voyons déjà leur influence sur la construction du modèle économique.


Nixon, implanté dans l'univers des "Action Sports", vise un déploiement dans l'horlogerie. Photo Nixon


FM: Quels sont les axes de développement privilégiés par la marque ?
AG: La nouvelle structure financière va nous donner les moyens d’élargir nos réseaux de distribution. A présent, nous allons pouvoir grandir plus vite. La marque s’est développée dans l’univers de niche des marques "action sports". En Europe, nous sommes présents dans près de 1500 points de vente principalement glisse et mode. L’ambition est de développer notre présence dans les réseaux d’horlogerie et d’électronique.

FM: Comment allez-vous procéder ?
AG: Nous avons déjà débuté ce travail il y a quatre ans, en étant notamment présents au salon de l'horlogerie de référence de Bâle. Mais nous n’en sommes qu’au démarrage en termes de distribution avec une centaine de points de vente en Europe à ce jour. Notre ambition est d’être présents dans les magasins qui défendent les marques avec un environnement de qualité. Nous n’arrivons pas avec 10 modèles. Nous avons plus de 200 modèles, avec des mouvements japonais ou suisses, allant de 69 à 4800 euros. Nous avons développé une structure commerciale dédiée à ces nouveaux réseaux. Il faut aussi répondre aux services attendus par les réseaux horlogerie ou électronique. Nous allons aussi doubler le budget marketing. Nous avons créé une image dans notre marché traditionnel, nous ne pouvons pas la dénaturer, nos développements doivent s'inscrire en harmonie avec notre histoire.

FM: Cela veut dire que vous allez stopper le textile ?
AG: Non pas du tout, nous avons toujours une ambition de marque globale. Mais nous devons prioriser nos développements. Aujourd’hui les montres représentent 70% de notre activité, les accessoires 15%, le textile et l’électronique viennent ensuite. Le textile a toujours été traité comme un accessoire, d’ailleurs nous ne proposons pas un vestiaire complet. Mais nous avons des designers dédiés et, dans le plan à 5 ans, nous prévoyons de développer l’offre. Nos problématiques sont complexes, car selon les catégories, les logiques de distribution sont différentes. Mais la marque, connectée aux "action sports" mais aussi à de nombreux artistes et univers créatifs, possède un énorme potentiel.

FM: Pensez-vous exploiter ce potentiel avec des boutiques ?
AG: Nous avons déjà des boutiques à San Francisco, Bali et Sydney. Mais c’est en effet l’un des objectifs pour 2013: ouvrir un flagship à Londres et Paris, ce qui nous permettrait d’exprimer l’ensemble de nos catégories. C’est très intéressant, on le voit au Citadium, où nous avons 35 mètres carrés d’espace de vente. On pourrait ensuite imaginer des surfaces à Berlin, Barcelone et Milan. L’idéal serait des espaces de 100 mètres carrés dans des quartiers à la fois tendance et touristiques.

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