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Ba&sh vise les 200 points de vente en propre pour 2018

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Publié le
25 mai 2018
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3 minutes
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Depuis qu’il est arrivé à la direction générale de Ba&sh en 2015, Pierre-Arnaud Grenade a entrepris avec ses équipes, et en concertation avec Barbara Boccara et Sharon Krief, d’ouvrir cent boutiques et concessions en grands magasins. 2017 a notamment marqué l’arrivée de la marque en Asie et aux Etats-Unis, où deux succursales, respectivement gérées par Isolde Andouard et Sarah Benady, ont été créées. Fin 2017, Ba&Sh pouvait se targuer de disposer de 130 points de ventes en Europe dont 90 en France, et d’une trentaine répartis notamment entre les Etats-Unis et l’Asie.
 

La collection printemps-été 2018 de Ba&Sh - Ba&Sh


Un développement international qui n’en est qu’à ses débuts, puisque d’ici décembre 2018, la griffe française, dont le groupe L Catterton a pris 50 % des parts en 2015, devrait accroître d’un tiers le nombre de ses points de vente pour dépasser les 200 boutiques et concessions en grands magasins.

En plus de nouvelles ouvertures en Asie (trois nouveaux magasins à Hong Kong, sept en Chine et deux à Macao), Ba&sh envisage une adresse supplémentaire à New York. A Dubaï, où la griffe a un contrat de distribution avec Al-Futtaim, un nouveau magasin devrait voir le jour en 2018. En Europe, la griffe fondée par Barbara Boccara et Sharon Krief devrait arriver pour la première fois au Portugal et renforcer sa présence au Royaume-Uni, son deuxième marché après la France, via davantage de magasins (elle en dispose déjà de sept).

Avec 80 % de son chiffre d’affaires réalisés dans ses concessions en grands magasins et dans ses boutiques, Ba&sh a évolué loin de son modèle historique, d'abord tourné vers le wholesale. Aujourd’hui, ce canal ne représente plus que 10 % de l’activité globale, mais constitue toujours un moyen pour s’introduire sur de nouveaux marchés, comme en Italie, où la marque est absente et envisage de s’installer.
 
Comme évoqué dans une interview accordée par Pierre-Arnaud Grenade à FashionNetwork.com, en parallèle du développement à l’international en retail, Ba&sh accorde une attention toute particulière au secteur digital. En plus de la création d’une équipe « direct to consumer » installée à New York, dévolue aux problématiques inhérentes au commerce en ligne, la marque crée des sites marchands dans différentes langues et devises (neuf en tout à ce jour) pour s’adresser de façon efficiente au consommateur (le prochain à être créé sera le site néerlandais). Elle a également mis en place une collaboration avec Tmall.com à l’automne-hiver 2018 afin de développer le commerce digital en Chine. En même temps, la marque a monté à Paris une fabrique de contenus, qui produit tous les éléments graphiques de la marque (images, vidéos, etc.) afin d’alimenter les réseaux sociaux, les outils CRM et les influenceuses de manière cohérente.
 
La griffe, qui a atteint les 115 millions de chiffre d’affaires en 2017, réalisés pour les deux tiers en France, pourrait dépasser les 150 millions d’euros en 2018, selon les prévisions de Pierre-Arnaud Grenade. Et pense aussi à d’autres biais de développement.

En plus de renforcer son équipe en charge des accessoires, où l’accent est mis sur la collection de chaussures, ce qui n’empêche pas la marque de vouloir proposer des sacs, de la petite maroquinerie, des ceintures ou encore des foulards, Ba&sh a décidé de signer une licence de lunettes de soleil et de vue avec ODLM Seaport, qui s’occupe déjà de Paul & Joe. Et si ce n’est pas dans les projets immédiats, la marque parisienne ne se dit pas fermée quant à la signature d’une licence future pour les cosmétiques ou les parfums.

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