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Publié le
16 juin 2015
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Bally de retour sur le chemin de la croissance, selon son PDG

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Reuters
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16 juin 2015

La marque suisse de maroquinerie Bally est de retour sur le chemin de la croissance, avec des designs plus contemporains et une forte demande en provenance de Chine et des Etats-Unis, a déclaré Frédéric de Narp, le PDG de la Maison.

Ce dernier a indiqué que l’objectif de ventes est d’atteindre 1 milliards d’euros de ventes d’ici 5 à 10 ans, contre 400 millions aujourd’hui.

Des stilettos vertigineux du créateur Brian Atwood, aux modèles très rétro de ses successeurs Michael Herz et Graeme Fidler, la marque suisse vieille de 164 ans, avait récemment manqué de cohérence stratégique.


Bally se concentre maintenant sur des designs à la fois élégants et à la mode - Bally


Frédéric de Narp, ex-Cartier et Henry Wilson, et en place depuis un an et demi, a déclaré que le nouveau créateur de la marque, Pablo Coppola – ancien de Dior, Tom Ford et Céline, se concentre maintenant sur des designs à la fois élégants et à la mode. "Nous ne vendons pas du ‘sexy’, nous faisons du ‘chic facile’", a-t-il déclaré à Reuters. Parallèlement, les fonctions création et marketing ont été transférées de Suisse vers Londres.

Bally semble entrevoir les résultats de son recentrage stratégique, avec un profit opérationnel (EBITDA) positif – selon son PDG - et des ventes en hausse de 3 % depuis le début de l’année (à change constant). Bally espère une croissance annuelle allant de 1 à 5 %.

Cette croissance est portée par le marché japonais, avec des ventes en hausse de 49 % (à change constant) cette année, alors que les ventes aux Etats-Unis ont pour leur part progressé de 7 %. L’objectif est de doubler les ventes sur ces deux marchés d’ici 5 ans, face au ralentissement de la demande en Europe et en Chine.

Bally a ouvert en octobre dernier son premier flagship depuis une vingtaine d’années, sur New Bond Street à Londres, et en ouvrira 9 autres d’ici 5 ans, à commencer par Rodeo Drive à Los Angeles en novembre de cette année, puis Ginza à Tokyo en 2016.


Freja Beha Eriksen, nouvelle égérie de Bally - Bally


Un autre objectif clé est d’augmenter la part de la clientèle féminine, de 30 % actuellement à 50 %, d'où le recrutement d’une nouvelle égérie, Freja Beha Erichsen, qui a déjà travaillé pour Chanel et Louis Vuitton.

Bally appartient aujourd’hui à JAB Holdings, un fonds de 39 milliards de dollars, lié à la famille Reimanns, héritière du groupe Reckitt Benckiser. JAB Holdings contrôle par ailleurs des marques comme Belstaff, Coty, Jimmy Choo et Jacobs Douwe Egberts.

 

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