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AFP
Publié le
21 mars 2016
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3 minutes
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Baselworld : les horlogers suisses préoccupés par le tourisme en Europe

Par
AFP
Publié le
21 mars 2016

Les horlogers suisses réunis au grand salon de l'horlogerie, Baselworld, cette semaine en Suisse, restent préoccupés par l'activité touristique ralentie en Europe, particulièrement en France, quatre mois après les attentats meurtriers de Paris.


Baselworld 2016


Les attaques de novembre 2015 qui ont fait 130 morts ont jeté un froid sur la fréquentation touristique, surtout auprès des Chinois qui étaient nombreux à profiter de leur séjour dans la capitale pour acheter des produits de luxe.

« Je n'aurais jamais cru que Paris souffrirait autant. Je suis triste pour la France », a confié Jean-Claude Biver, le patron de Tag Heuer, reconnaissant que les affaires y ont ralenti. « Même si les Français continuent à acheter, nous avons perdu une partie des touristes », a déploré cet ancien de l'industrie horlogère qui dirige également le pôle montres du géant français du luxe LVMH.

En novembre, les professionnels du tourisme avaient vu leur activité chuter de 27 %, selon le baromètre mensuel établi par le Comité du tourisme de la région parisienne.

« A Paris, les premiers jours, les deux premières semaines, il y a eu un impact commercial mais cela n'a pas été aussi grave que nous l'avions pensé », a estimé Marc Hayek, le patron des marques de prestige de Swatch Group, numéro un mondial de l'horlogerie. « Mais les choses ont été différentes après », a-t-il ajouté, précisant que l'impact s'était fait ressentir dans toute l'Europe, notamment en Italie et en Suisse.

Comme d'autres horlogers, il a souligné que les attentats ont coïncidé, à quelques semaines près, à l'introduction de visas biométriques qui a ajouté un frein supplémentaire pour les tours opérateurs au moment où les Chinois hésitaient à se rendre sur le Vieux continent.

« Ce visa biométrique, qui prend du temps à obtenir pour les Chinois, est une pénalité », a insisté Walter von Känel, patron de Longines, autre marque pretigieuse de Swatch Group. « Paris est la destination ultime pour les touristes chinois », a-t-il rappelé, notant que le contre-coup s'était aussi fait sentir à Lucerne et Interlaken, deux escales incontournables en Suisse de leurs parcours européen.

En 2015, les horlogers suisse avaient enregistré une forte croissance en Europe, qui leur a permis d'atténuer la dégringolade des ventes à Hong Kong, leur plus gros marché d'exportations.

Les touristes chinois ont boudé l'ancienne colonie britannique depuis la « Révolution des parapluies », surtout dissuadés par la force du dollar hongkongais, préférant faire leurs emplettes dans des destinations plus avantageuses en matière de changes, comme le Japon ou l'Europe.

« La France, comme toute l'Europe était dans une très bonne dynamique grâce à ce flux de touristes attirés par un euro bas », a retracé Guillaume de Seynes, le directeur général d'Hermès, expliquant que les attentats avaient donné un coup d'arrêt.

Les Français au rendez-vous

Il a en revanche souligné que les Français avaient été « au rendez-vous » en décembre, une période clé pour les ventes de luxe. « Les clients sont venus faire leurs cadeaux de Noël malgré la morosité, malgré tout le contexte économique », a constaté le patron de la maison du Faubourg Saint-Honoré.

Le patron de Longines s'est lui aussi dit très satisfait des performances de la nouvelle boutique ouverte rue de Sèvres à Paris qui, hors des sentiers touristiques, s'adresse plutôt à une clientèle française.

La manne touristique avait permis aux horlogers de continuer à croître en Europe pendant la crise, malgré une consommation en berne au niveau local. Et ils se montrent désormais plus confiants dans la clientèle européenne.

Peter Stas, le patron de Frédérique Constant, une marque genevoise qui réalise environ 80 % de ses ventes avec une clientèle locale, s'est dit plutôt serein. « L'Europe ne monte jamais vraiment mais elle ne baisse jamais vraiment non plus. C'est toujours un peu la même chose », a-t-il philosophé.

Les attentats n'ont pas été sans incidence sur les ventes, a-t-il concédé, mais elles reviennent progressivement à la normale. « Les ventes en France ont été affectées, même en février, mais cela commence à revenir », s'est-il félicité.

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