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17 avr. 2009
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Beiersdorf handicapé par sa division Tesa

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Les echos
Publié le
17 avr. 2009

Les performances de l'activité Adhésifs Tesa ont pâti de la forte exposition au secteur automobile et affecté l'ensemble des résultats du groupe Beiersdorf au premier trimestre.



L'entreprise familiale de Hambourg, fabricant de la crème Nivea, a enregistré sur la période (janvier-mars) une baisse de 25 % de son bénéfice d'exploitation à 145 millions d'euros environ - contre 195 millions au premier trimestre 2008 -, avec une diminution de 2.8 points de la marge opérationnelle à 10,1 %. Dans le même temps, les ventes totales du groupe se sont amenuisées de 4 % à base comparable (Beiersdorf s'est entre-temps séparé de ses produits de désinfection Bode Chemie et de Futuro Business), le chiffre d'affaires se tassant à 1,438 milliard, contre 1,523 milliard d'euros un an auparavant.

Le groupe allemand souligne que les marchés de la grande consommation ont enregistré des performances commerciales contrastées, marquées par une réticence générale à consommer. Résultat : les ventes de la division biens de consommation qui fabrique, outre les crèmes Nivea, les baumes à lèvres Labello et des produits vendus en pharmacie sous la marque Eucerin, a, à peine, atteint le niveau du premier trimestre 2008 (- 0,5 %) alors que le phénomène de destockage a freiné l'activité et que les "marchés de croissance" tels que la Chine, le Brésil ou les pays d'Europe de l'est, ont clairement ralenti leur rythme de croissance.

Au final, les ventes du premier trimestre de la division grand public sont passées en un an, de 1,299 milliard d'euros à 1,267 milliard (- 2,5 %), le bénéfice d'exploitation chutant dans le même temps de près de 16 % à 144 millions d'euros.

C'est donc du côté de Tesa que la chute est la plus notable : les ventes à surface comparables se sont effondrées de 23,8 % à 171 millions d'euros, contre 224 millions d'euros et le résultat d'exploitation est passé en un an de 23 millions d'euros à 1 million d'euros. Une dégradation pour relancer la question de la cession de cette division.

A la Bourse de Francfort, le titre était sévèrement sanctionné, l'action perdant dans l'après-midi plus de 7 %.

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