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4 avr. 2012
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Carven: la relance passe par Hong Kong et Taipei

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4 avr. 2012

Carven met les deux pieds en Asie. Après y être entré par le biais des multimarques, la maison parisienne y installe des boutiques monomarques. Un programme de trois ouvertures, dans un premier temps, concocté avec son distributeur régional le groupe Bluebell. Une première unité a ouvert depuis un mois au sein du célèbre mall hong-kongais "The Landmark", proposant sur 120 mètres carrés les collections féminines, ainsi qu'un corner masculin.


L'extérieur et l'intérieur de la boutique Carven qui vient d'ouvrir au Landmark Mall de Hong Kong.

Comme pour la première boutique ouverte il y a un an par Carven "post-relance" à Paris (Saint Sulpice), l'aménagement a été conçu par Eric Chevalier. Même chose pour la future troisième boutique qui est attendue pour la fin mai de l'autre côté de Hong Kong, côté Chine continentale cette fois, dans le "Ocean Centre". Bluebell étant également le distributeur de Carven à Taïwan, une autre unité devrait voir le jour prochainement, à Taipei également.

Depuis la relance de la maison après son rachat en 2008 par Henri Sebaoun et Marc Sztykman, associés avec le fonds Turenne Investissement, Carven renait sous l'impulsion de son directeur artistique Guillaume Henry. La femme, qu'il pilote depuis 2009, est aujourd'hui vendue dans une cinquantaine de pays à travers 600 points de vente.

L'homme a, lui, connu un destin plus compliqué, après que la société annexe qui l'exploitait a été placée en redressement judiciaire début 2011 et ses boutiques fermées, il est finalement revenu entre les mains de la maison mère et de Guillaume Henry à compter de la saison printemps-été 2012. La commercialisation de la deuxième saison a permis d'ouvrir environ 150 points de vente dans une trentaine de pays, avec un attrait particulièrement fort en Asie et au Japon (qui compte à lui seul vingt clients).

Les collections féminine et masculine évoluent donc désormais dans un même univers et peuvent coexister comme dans les boutiques de Hong Kong. A Paris, la boutique de Saint Sulpice étant trop petite - 50 mètres carrés - pour être mixte, une nouvelle surface plus grande fait partie des projets envisagés par la marque. Un projet peut être conditionné par une autre des idées que l'on prête aux propriétaires, à savoir une future levée de fonds.

Pour 2011, l'actionnaire minoritaire Turenne Investissement fait état d'un chiffre d'affaires qui avoisinerait les vingt millions d'euros, sachant que Henri Sebaoun tablait sur un retour à la rentabilité de la maison à l'horizon 2012.

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