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27 juin 2011
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Castelbajac: les frères Falic parmi les candidats à la reprise

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27 juin 2011

Placée en redressement judiciaire il y a quelques semaines et lâchée par son actuel propriétaire, le fonds suédois Sixth AP Fund, la société Jean-Charles de Castelbajac connaît désormais l'identité de ses trois prétendants. Trois dossiers de reprise ont été déposés au Tribunal de Commerce de Paris qui devrait trancher avant la fin de l'été.

Jean-Charles de Castelbajac, Falic Fashion Group, Christian Lacroix
La boutique-siège de Jean-Charles de Castelbajac de la rue Vauvilliers ne rentre dans les plans d'aucun des candidats qui se sont manifestés.


Via la société Christian Lacroix dont ils sont propriétaires, les frères Falic ont déposé une offre. Selon leur plan, Castelbajac et Lacroix seraient réunis au sein de la même holding, sous la direction de Nicolas Topiol, et avec un modèle économique identique. A l'instar de la maison de couture au destin célèbre, le nom Jean-Charles de Castelbajac deviendrait uniquement développeur de licence. Les propriétaires de Christian Lacroix prévoient de reprendre un "maximum de 12 salariés" sur la vingtaine que compte l'entreprise. En revanche, tout en affirmant vouloir mettre en place une collaboration jugée essentielle avec le créateur qui a donné son nom à l'entreprise, elle rejette l'accord de consulting qui le lie à la société depuis 2004.

Une remise en cause qui conditionne également l'offre du groupe coréen EXR. Le plan proposé par ce spécialiste asiatique de l'habillement prône un maintien de l'activité en France et la reprise de la majorité des effectifs, mais sans conserver les locaux parisiens. Comme les frères Falic, le CEO Bok Ki Min ne souhaite pas voir perdurer les baux commerciaux de la rue des Saint-Pères et de la rue Vauvilliers. L'offre d'EXR, à la tête d'un chiffre d'affaires de 500 millions d'euros, n'est bien entendu pas le fruit du hasard. Le groupe qui voudrait faire du nom français son fleuron distribue Jean-Charles de Castelbajac depuis une dizaine d'années en Corée, mais aussi Kappa et Converse.

Le dernier repreneur est également lié à Jean-Charles de Castelbajac. Propriétaire de Look, équipementier cycle et ski, Dominique Bergin collabore depuis 2009 avec le créateur sur les collections de Rossignol. L'entrepreneur qui s'appuie sur sa relance réussie de Look pour convaincre le tribunal, prône lui aussi un business plan utilisant mieux le levier des licences. Il évoque par exemple le lancement de parfums sous le nom Castelbajac. Il promet de sauver une dizaine d'emplois, et de conserver le bail de la boutique rue des Saints-Pères. Il s'agit de l'offre qui semble réserver la place la plus importante à Jean-Charles de Castelbajac dans le futur dispositif.

Les trois offres sur lesquelles le Tribunal de commerce aura à se pencher dans les semaines à venir portent toutes leur montant à un peu plus de 300 000 euros.

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