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4 oct. 2013
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Cheek ambitionne de créer « le féminin idéal »

Publié le
4 oct. 2013

Fondé par trois anciennes journalistes de Be, Faustine Kopiejwski, Myriam Levain et Julia Tissier, Cheek se présente comme le « pur player féminin de la génération Y ». Sa cible, les 25-35 ans, en attente de magazines renvoyant une image de la femme en phase avec la société actuelle. Le nom de Cheek tente de traduire ce positionnement : le mot, qui signifie effronté en anglais, fait également écho au terme argotique chick (poulette) et au chic français.

Capture écran de Cheek.fr


Ce nouveau support a bénéficié d’une belle couverture médiatique pour son lancement daté du 1 octobre (l’Express, les Inrocks, Rue89 …). Et pour cause, pour sa première, le site a réalisé un joli coup en publiant un article intitulé « La presse méprise-t-elle les femmes ? ».

Une enquête pointant du doigt la sous-représentation des femmes aux postes à responsabilité dans les médias, « alors que la profession de journaliste s’est considérablement féminisée ». Autre problème soulevé, celui du « réel mépris pour les sujets lifestyle […] considérés comme une affaire de chiffons » selon une journaliste de l’Express. « C’est dommage que les rédacteurs en chef ne s’intéressent pas plus à l’air du temps, qui permet d’écrire des articles passionnants, racontant beaucoup de choses sur notre société. Et puis, il règne une grande hypocrisie, car ce sont les rubriques qui attirent les annonceurs et font vivre les journaux. Elles mériteraient donc toute la considération des patrons » peut-on lire dans l’article.

Habituées aux rouages de la presse et particulièrement ceux de la presse féminine, les trois fondatrices ont donc décidé de lancer leur propre support, guidées par « une idée qui respire l’utopie: créer le féminin idéal ».

« En moyenne, dans la presse féminine, 80% des contenus concernent la mode et la beauté, les 20% restants traitent de culture et de sujets de société. On fait le pari d'inverser le ratio et on pense qu'il existe une véritable attente des jeunes femmes. On va quand même parler beauté, mais sous un angle sociétal. Et la mode en s'intéressant plutôt aux gens qui la font » détaille Julia Tissier dans une interview à L’Express.fr datée du 1er octobre.

Financé à hauteur de 30 000 euros par des fonds personnels, et de 10 000 euros par le crowfounding via la plateforme Kiss Kiss bang bang, Cheek fait pour l’instant appel à un réseau de journalistes bénévoles. Pour durer et se développer, le magazine compte sur la publicité, mais également sur les «partenariats ainsi que sur le consulting sur la Génération Y et la publication de livres » explique Julia Tissier, toujours dans l’Express. « On n'exclut pas non plus une levée de fonds à moyen ou long terme » ajoute-t-elle.

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